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Message  Zekiel le Mar 22 Juin - 19:01



Vous gambadiez dans la place publique de Phéres lorsque vous remarquâtes une foule s'agglomérant devant un mur. En voyant cet étrange rassemblement, la curiosité s'empara aussitôt de votre esprit. Guidé par ce curieux sentiment, vous décidâtes de vous mêler à la troupe dans l'espoir de comprendre ce qui attirait tous ces individus devant une simple façade de pierre, qui semblait identique à toutes les autres.

Après avoir bousculé plusieurs personnes, vous remarquâtes alors qu'une affiche avait été placardée sur l'enceinte. Intrigué, vous vous approchâtes encore plus du bout de papier et lûtes les symboles apposés sur l'affiche.


Oye Oye

Moi, Puissant Zekiel recherche activement des Anathois de toutes races et de toutes classes pour accomplir un projet de grande envergure. Que vous soyez sage ou fou, que vous soyez riche ou pauvre, que vous soyez jeune ou âgé, j'ai besoin de vous!

Je dois vous avouer que les enfants de mon royaume s'ennuient, et les histoires à leur raconter se font rares à cette époque de l'ère. Afin de divertir convenable la jeunesse de mes terres, il me faut donc créer une histoire terriblement longue et extrêmement palpitante. Or, je ne peux pas rédiger tout cela en solitaire. Pour cette raison, je viens quémander l'aide de tous les bons samaritains qui peuplent cette grande terre.

Bien le sujet de cette épopée imaginaire demeure secret pour l'instant, l'œuvre collective sera une histoire d'aventure, dont le style sera influencé par les multiples plumes qui la rédigeront. Sa composition sera formée d'une brève introduction composée par ma personne, suivie par de multiples péripéties pour atteindre un objectif prédéfini dans le commencement de l'histoire, puis j'en rédigerais la conclusion à la toute fin. Chacune des sections devra comprendre un maximum de 700 mots, pour éviter que les parents s'endorment avant d'avoir terminé la lecture de cette fulgurante aventure.

Chaque écrivain aura pour mission d'écrire une section de l'histoire, plus précisément, une des péripéties. Laissant une grande liberté d'écriture, seuls quelques détails seront imposés. Ces détails serviront surtout à créer un fil conducteur à l'histoire et éviter les contradictions majeures.... Car oui, des contradictions, il risque fort bien d'y en avoir! Puisque chacun des participants devra rédiger sa partie d'histoire en aveugle, sans connaître les aventures qui précédents ou suivent la sienne! J'ose même croire que ces confusions éveilleront les esprits de nos lecteurs à l'absurdité de notre charmante et terrible épopée fictive.

Pour participer à cette activité, que j'ose croire animée, il vous suffit de vous y inscrire lors de cette semaine. Lorsque mon affiche fêtera sa septième journée, les participants recevront un message contenant l'introduction de l'histoire, ainsi que les détails qui lui seront imposés lors de sa péripétie.

Une fois leurs parties d'histoires rédigées, les participants devront me l'envoyer par courrier (MP forum en préférence!), et je m'occuperais de les assembler convenablement. Je prendrais aussi la peine d'écrire la conclusion en prenant compte d'inclure le plus d'éléments que possible. Mais ne vous inquiéter pas, je ne retoucherais en aucun cas votre section, sauf s'il y a des abus majeurs (insulte envers un autre joueur, propos vulgaire, sexiste, raciste, etc) .


Ah! J'oubliais presque détails concernant l'échéancier. Parce que oui, il y aura une limite à cette activité.
Cette semaine, soit du --- au ---, vous pourrez vous inscrire. Les places sont illimitées, donc ne vous gênez pas. Si vous désirez participer, annoncez-le sur la place publique ou contactez-moi par MP (MP du Forum en priorité).
Une fois la période d'inscription terminer, je donnerais les détails concernant l'histoire, et leurs sections à rédiger, à tous les participants. À partir de ce moment, ils auront tout juste deux semaines pour écrire leur péripétie.

En espérant vous voir participer en grand nombre,
L'ange Zékiel, Meneur de L'Aile.




ANIMATION EN BREF :
-chaque participant devra rédiger une partie de l'histoire, tout en ignorant ce qui la précèdent et ce qui la suit. (Certains détails grossiers seront offerts, sans plus.)
-Certains détails peuvent être imposé, comme l'utilisation d'un objet, un lieu ou si le héros réussira/échouera sa péripétie.)
-Tous les participants peuvent faire interagir le héros avec une personne ou un objet qui n'a pas été imposé, cependant arrangez vous pour clore l'intrigue avec ces interactions. Si un objet vous est imposé, je vous dirais précisément si le héros doit le conserver ou le perdre.
-Le style est complètement libre. Vous pouvez écrire en vers ou en prose. Vous pouvez être sérieux ou absurde. Qu'importe!
-Les vétérans et les débutants sont les bienvenues.
-Minimum de mot : Aucun , Maximum de mot : 700 mots.
-Période d'inscription : --- au ---
-limite pour remettre les œuvres : ---
-Prix ? Aucun!
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Re: Animation1

Message  Zekiel le Sam 26 Juin - 15:01

Participants :
1-Anty
2-Doloris
3-Moredhel : Remplacer par Calimehtar ?
4-Reptilia
5-Exzoy
6-Volken
7-Malekith
8-Kuldan : offert a Silvestro
9-Kilamaos
10-Diktator
11-Yggdrasil
12-Drek
13-Omalley
14-Kaedrin
15-Kabalaced : Remplacera un des retardataires
16-Misericorde
17-Mysthye
18-Wolfang : Le 29 juillet
19-Thrildor
20-Sarkhan/Tsabo
21-Naelle
22-Calimehtar
23-Satir
24-buzzak
25-cheelout
26-Nodim : donner a Kabeleced : Kabeleced a remplacer
27-abalam --- 15e partie
28-Antaheim
29-Saintlancelot
30- Himo?


Dernière édition par Zekiel le Dim 1 Aoû - 23:45, édité 1 fois
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Re: Animation1

Message  Zekiel le Dim 1 Aoû - 1:54

Chapite 1 : Anty

Grimm venait tout juste de sortir de la grotte, il coryait vraiment en ses chances d'atteindre la lumière. Cette espoir n'était pas que fumée dans son esprit, elle était bien et belle ancré dans son cerveau reptilien. Il y croyait autant qu'il se tenait sur cette branche en ce moment. Justement cette branche, ou plutot amas de brindille de la taille de 3 grottes korriganes. Elle était immense, par rapport à lui elle représentait au moins la fabrication de 90 chaises, 23 tables à manger ou une hiver complèt de chauffage. Tout était en abondance, les feuillages, les fleurs, les petits fruits (Grimm pouvait presquer goûter à la tarte aux mirtilles de sa grand-mère), l'eau, les endroits paisibles, etc Il respirait à grande narine l'air pur qui planait en ces lieux, ce n'était pas encore le paradis...mais proche...Il était maintenant en...

*Une roche sortit à vive allure du buisson pour aller s'abbatre sur le crane de Grimm*

-AYE!!!! dit Grimm en grimaçant

Un Korrigan plus agé sortit du fameux buisson

-Allez jeune fréro! Ne fais pas ta petite nature. Tu n'ira pas relevé de grand défis avec cette résistance de poisson.

Grimm se frota le crâne et se resaisit.

-T'était obliger de me lancer cette pierre?

-OUAIS!! Faut que tu devienne un homme. Parce que, théoriquement tu en es un...mais en pratique c'est moins véridique.

*En disant cette dernière phrase, Fruk, le frère de Grimm, lui assainat un coup de baton de bois à l'arrière de la cuisse fesant tomber à genoux Grimm*

-AYE!! Par la barbe de merlin tu es rendu fou ou quoi?!!! On est pas dans les mercenaires ici!! Alors FICHE MOI LA PAIX!!! Je veux découvrir la vrai vie moi, je veux rencontré les grands exprit de se monde, je veux voyoager, je veux

*Fruk le coupa*

-Blah, Blah, Blah, vraiment ennuyeux tes pacotilles de Voyage et de philosophie et de Blah, Blah, Blah

Grimm s'appuya sur son genou et tenta de se relevé pour partir

*Fruk lui envoya un autre coup de baton à la même place*

-AYE!!! Tes un vrai psychopathe!

Fruk lui envoya un baton de bois qu'il avait amener exprès pour lui, Grimm attrapa avec difficulté le baton volant.

Une fois de plus Grimm n'était pas prêt, le coup qu'il receva en plein milieu de l'estomac fut plus douloureux que les autres. Fruk lui rigolait bien, Il avait été des millions de fois dans cette position de force. Il avait a tout les coup humilier son frère qui ne pouvait se défendre face à lui. Fruk fit un pas de recul et charga de nouveau Grimm.

*Juste avant l'impact du Baton*

Grimm hurla de toute ses forces «STOP!!!!!!!». Une force inconnu paralysa le muscle de Fruk et arrêta son élan.

-Ne comprendra tu jamais Fruk? arrête ton cirque de bataille et de lecon de combat et fiche moi la PAIX!! NE voit tu pas comment je m'en moque de savoir combattre! Si tu continue comme ça, je ne te parlerai plus jamais!!! Pareil comme père qui ne parle plus à notre Oncle. Tu ne me verra plus jamais le visage, tu ne pourra même plus voir mon ombre, tu devras vivre dans la solitude avec mère et père. TU N'AS RIEN D'AUTRE DANS LA VIEFRUK!!! RIEN!!! Même pas quelqu'un qui t'aime. Tu vas finir avec ton égots et à te ronger l'âme.

Fruk sentit une vague de malaise parcourir son corps, il commencait à trem6bler. Il lui était maintenant impossible de tenir son baton de bois qui tomba à l'instant. Quelque secondes plutard, se fut ses genoux qui commencère à trembler. Ils étaient rendu eux aussi trop lourd à supporté, Fruk s'éffondra. Grimm fut prit de surprise par l'effet que son discours avait eu sur son frère, il figa quelque secondes et finalement d'un pas hésitant alla rejoindre son frère qui était cloué au sol.

D'une voix incertaine, Grimm demanda à son frère «Est-ce...Est-ce que sa va ?»

-Non...non, non sa ne va pas. Je ne suis plus capable Grimm. J'ai beau esseyer...mais...à tout les coup j'échoue...

*Grimm avait la gorge sérré, les paroles de son frère venait l'interpeller au plus profond de lui*

-Mais tu échoue quoi fréro? Je ne peux lire dans tes pensées...

-Tu pense que je pourrai le faire Grimm? Au moins accomplir quelque chose de bien dans ma vie...

-Faire quoi Fruk...?

-Accomplir notre destinée.

-Mais de quelle destinée parle tu frère, je ne te suis pas...

-Ne te souvient tu pas du colier que père t'as donné à ton première anniversaire? Celui que tu devais toujours porté, celui qui était unique au monde?

*Grimm était surpris que Fruk connaissait l'existence de ce colier, pourtant seul lui et son père était au courant*

-Allez, je sais que tu l'as, montre le moi dit-il d'une voix tremblante.

*Grimm semblait mal à l'aise, on aurait dit que Fruk était sur son lit de mort et qu'il faisait ses dernier adieux...*

Grimm sortit finalement son collié argenté de son chandail. Le collier état tout simple, des maillons de chaine croisé avec une demi-lune au bout. Il le tendit à son frère qui était encore étendu par terre. Fruk prit le collier avec délicatesse et le déposa sur sa poitrine. Il prit toute ses forces et sortit à son tour un collié identique, mais avec l'autre partit de la lune. Grimm arrêta complètement de respirer. Il regardait avec attention les mouvements de son frère.

Au même moment, Fruk ouvrit la bouche et dit « Notre destin est que ma force croise ton esprit, que mon bras d'acier croise ta mémoire, que mon courage croise ton ingéniosité, que mon dévoument croise ta sagesse et que nos esprit face un tout. Un tout qui sera nous unifier pour toujours mon frère. Nous devons former un tout, voila notre destinée.»

Fruk colla sa partit de collier à celle de Grimm, au même moment, un tourbillon de lumière sortit du collier et enveloppa les deux korigans. L'intensité de la lumière ne dura quelque seoncdes. Après que le calme soit revenu, Fruk avait disparu. Vu le manque de maturité de Grimm, celui-ci paniqua devant cette étrangère phénomène, mais après quelque secondes d'affolement, Grimm compris finalement que son frère était maintenant en lui. Son esprit flottait avec le siens. Il était maintenant unifier pour la vie...

Grimm se releva et se ressaisit des évenements qui avait déboulé à une vitesse fulgurante. Il sentit un aura en lui, une force qui se dispersait dans ses muscles dans son esprit. Il était maintenant prêt à affronter la vie en compagnie de son frère Fruk qui est et restera toujours son grand frère...



Chapitre 2 : Doloris

Tout autour, les feuilles bruissaient. Pour le Korrigan, leur murmure avait les proportions d’un rugissement. Il n’avait jamais rien entendu de pareil. Ses parents eurent-ils tenté de l’instruire sur cette manifestation étrange qu’est le vent qu’ils auraient échoué. C’était beaucoup trop impressionnant pour une petite créature comme lui. Plus il avançait, plus il avait l’impression que son environnement lui criait de faire demi-tour. Et si les esprits s’étaient dressés de toute leur volonté contre la sienne? Les doutes parcouraient son esprit. Tout comme ce monstre de volonté qui hurlait dans les herbes, à une vitesse folle. Cela allait de tous sens dans sa petite tête remplie de préconçus et d’inconnus. À mesure qu’il progressait dans cette forêt, il se rendait compte qu’il n’en connaissait rien. La théorie n’a jamais valu grand-chose lorsque la pratique doit primer. Loin de se soucier des enseignements ancestraux, il avait activé inconsciemment le mode survie de son être. Les sens aux aguets, les muscles tendus, il redoutait la seconde suivante. Puis celle-ci passait et il redoutait la suivante. Ou encore celle qui allait suivre. Ou bien celle-ci. Non celle-là. Et soudain, tout lui éclata en plein visage.

C’était majestueux et intimidant. Son être en fut traversé en un instant. Cela l’avait assailli au détour d’un tronc d’arbre mort, placé en travers de sa route. Brusquement, sans le moindre avertissement, il en avait été imbibé, incapable de s’en extirper. La lumière était là, droit devant lui.

La source en était un feu aux dimensions inimaginables pour un Korrigan. Pour le nain qui s’y faisait rôtir un lapin sur la broche, il était bien insignifiant. En fait, il pestait contre l’incapacité de Lans à lui en fournir un de meilleure qualité. Aveuglé par la lumière bien peu familière à ses petits yeux de créature caverneuse, Grimm s’avança bien malgré lui vers le nain. Celui-ci sursauta à la vue de cette petite créature difforme. Cela ne ressemblait en rien à un animal et, pourtant, c’était bien trop petit pour être moindrement intelligent.

-Viens ici, petit, petit, susurra-t-il, rassurant à l’endroit de la petite bête.
-Faudrait pas me prendre pour un môme, grande barbe.
-Ça parle?
-Bien sûr que ça parle!
-Ça doit être la chaleur ou bien les trois semaines seul en forêt.
-Non, ce ne sont ni la chaleur, ni les semaines qui parlent. Je suis Grimm. Et toi?
-Heu… Duhudrin Gratte-Pied.
-Enchanté. Tu dois être un nain.
-Oui, mais j’ignore ce que tu es.
-Un Korrigan.
-Jamais entendu parler. En tout cas, t’as l’air sympathique. Viens là.

Sitôt Grimm approché, le nain abattit sur grosse main sur lui, le maîtrisant promptement alors que l’autre ne s’y attendait pas. En un temps, trois mouvements, le Korrigan se retrouva prisonnier de la sacoche du nabot. Se débattant de toutes ses forces, il ne fut pas en mesure de faire céder le sac, sa facture étant bien trop naine – et donc résistante – pour qu’il soit si facilement abimé. D’un ton joyeux, le nain déclara :

-Au diable ce lapin, il ne cuira pas de toute façon. Au diable cette excursion de repérage pour le patron, d’autres feront le boulot. J’ai trouvé bien mieux. Petite créature, fais-toi calme, je t’apporte en sécurité. Cette forêt est pleine de mauvaises surprises pour les petites bestioles. Je t’emmène loin des tracas, hors de la forêt. C’est ma petite Kurdina qui va être contente! Une poupée qui parle pour son anniversaire!



Chapitre 3 : Zekiel

Guidé par un étrange nain, Grimm avançait dans la forêt, sans réellement savoir où il allait. Néanmoins, le korrigan faisait confiance à son nouveau compagnon. Même si son allure était des plus suspecte, Duhudrin Gratte-Pied semblait savoir où il allait.

-Encore quelques centaines où nous quitterons ce boisé!, s'écria le nain bizarroïde.
-Merveilleux!, répondit aussitôt Grimm.
-Il n'y a pas meilleur guide que moi!, se venta le nain abracadabrant.

Ainsi, le korrigan et l'étrange nain firent quelques centaines de pas. Toutefois, contrairement aux prédictions de Duhudrin, ils n'avaient pas atteint la sortie de la forêt. Autour d'eux, les arbres demeuraient omniprésents. Ils étaient perdus...

-Est-ce qu'on est perdu?, demanda Grimm.
-Nous sommes perdus, répondit le nain.

Ils étaient bel et bien perdus...
Perdus dans la forêt, Grimm et Duhudrin ne savaient plus quoi faire... Que faire? Que faire? Que faire? Que faire?
Ils étaient perdus!

-Comment est-ce qu'on va faire pour s'en sortir?, questionna le korrigan. Je ne veux pas mourir ici!
-Ne t'inquiète pas, répliqua le nain bizarroïde. On est perdu, mais on est pas encore mort.

C'était vrai... Ils étaient perdus... mais ils étaient encore en vie. C'était une fabuleuse nouvelle!

-Crois-tu qu'on pourra s'échapper de la forêt? , dit Grimm.

''BOOM!'' fit l'étrange nain. Sans cause précise, Duhudrin venait d'exploser...

-Boom..., répéta Grimm dans sa confusion.

Ainsi, perdu dans les bois, Grimm était perdu... Son ami, un nain étrange, venait d'éclater... Néanmoins, Grimm ne perdait pas espoir... Peut-être allait-il retrouver un nouveau nain pour lui montrer le chemin?



Chapitre 4 : Reptilia

La forêt est dense, vaste, seuls les elfes peuvent trouver leur chemin. Le soleil peut nous guider, quand les feuilles d’arbre n’envahissent pas le ciel. Beaucoup de prédateurs se cachent dans les entrailles de la forêt, faut être vigilant, débrouillard et avoir le sens de l’orientation. Un nain mutant s’y promène sans difficulté dans ce lieu hostile. Sa peau est verte, écailleuse, les yeux jaunâtre a l’iris d’un serpent. Il est mi-humain, mi-reptile, bref il a toutes les qualités pour vivre dans la jungle. C’est une mutation qui s’est adapté à son environnement. Les gens du coin l’appellent Reptilia.

Un jour, Reptilia chassait à son habitude. Par son ouïe et odorat très développé il perçoit quelques choses d’inhabituel pour les environs. Une senteur nauséabonde, un grognement, une frayeur. Il est attiré par cette présence étrangère. Reptilia s’approche de l’intrus, se cache, le surveille. C’est un tout petit korrigan qui semble triste et tourmenté. Le korrigan perçoit lui aussi une présence, il regarde partout, il se juche sur un tronc d’arbre pourri pour avoir plus de hauteur, voir au dessus des fougères.

Le korrigan effrayé s’écria;
Korrigan : Qui vous êtes? Je sais qu’il y a quelques avec moi. Pitié ne me faites pas de mal, je suis perdu!

Reptilia essayait de lui répondre;
Reptilia : Tssss, SSsss, tsssSSSSsssss, sssSSsss!

Le korrigan tombe du tronc par stupeur, il a très peur des serpents, ça le dégoûte et aussi, dû a sa petite taille, est un festin potentiel pour ce genre de reptile. Il ne voyait pas encore d’où venait ce sifflement de serpent. Selon lui et le bruit de déplacement, ça semblait un gros anaconda. Il entend encore le sifflement de plus en plus fort mais ne voit toujours pas d’où vient le son. Alors par désir de vivre, instinctivement, il coure le plus vite qu’il peut, n’importe quel direction. Ne voyant pas où il s’en allait dû à la végétation dense, il tombait dans fossé rocailleux et s’assommait…


Tsss, tss, tssssss!!!



Chapitre 5 : Exzoy

Grimm se réveilla tranquillement, la vue embrouillée, les membres lourds et une pensée floue. L’inquiétude l’envahit puis, quelques instants plus tard, ce fut la curiosité qui le prit d’assaut. Il commença par s’asseoir, appuyant sa petite tête aux oreilles pointues sur ses deux petites mains frêles et froides. Il prit plusieurs minutes pour relaxer et réfléchir aux événements qui s’étaient produit avant qu’il arrive à cet endroit. Sa mémoire lui faisait défaut, aucun souvenir ne lui venait en tête et ce, depuis qu’il était sorti de sa caverne. Il pivota la tête à la droite, puis à la gauche, observant l’endroit avec attention. C’est du coin de l’œil qu’il aperçut un comptoir et une sangsue volante à l’une des extrémités de la pièce. Grimm fit un petit saut pour arriver au sol, car avec une taille de 10 cm, il avait été déposé sur une vieille chaise de bois, usé par le temps. Il marcha et se rendit près de la sangsue… qui l’intriguait énormément.

Grimm grimpa sur un siège situé devant le comptoir et à quelques sièges de la sangsue. L’endroit était vide, seule la créature volante y était, presqu’inerte, survolant son siège. Il fallu quelques instants à Grimm pour qu’il s’adresse finalement à la créature. Puisque la créature ne semblait pas écouter ou comprendre le langage du petit korrigan, Grimm commença à lui compter sa vie. Drôlement, la sangsue n’avait pas bougé d’un cil, bien qu’une sangsue en ait aucuns, de la soirée. La cire des lanternes commençait à envahir la tige qui brûlait, bientôt, la pièce ne serait qu’une pièce sombre… Au moment où Grimm allait se lever pour explorer l’endroit, la sangsue bougea, puis se dirigea vers la sortie de l’immeuble. Grimm courut derrière la créature pour essayer de la rattraper, mais quand il arriva à l’entrée, il perdit la sangsue de vue. C’est à se moment qu’il remarqua une grande insigne illuminé affichant « La taverne de Maurice », suspendu du plafond. Le korrigan retourna donc à l’intérieur pour essayer de trouver des réponses à ses questions…



Chapitre 6 : Volken

Le korrigan vit alors un grand bâtiment, illuminé par non seulement une, mais plusieurs lueurs. Il entra discrètement dans la taverne. Malheureusement pour lui et sa race, trop de gens pensaient que les petites créatures se ressemblaient toutes. Le même jour, bien des lieux plus loin, un homme c’était fait voler un cure-dent en or, qui appartenait à sa famille depuis des lustres. Qui plus ai, le voleur était un petit korrigan mesquin. Il avait réussis à traquer le korrigan jusqu’aux alentours de la même taverne où Grimm était rentré.
Grimm, des plus timides, se cacha dans un coin pour admirer les grandes personnes, avec leurs grandes jambes et leurs grands bras, parler fort et boire sans arrêt. Soudain, une petite tape sur son épaule lui fit tourner la tête. Un autre de son espèce!

-Bonjour, dit rapidement l’autre korrigan, j’ai un cadeau pour toi!
-Un cadeau! S’exclama Grimm, fou de joie.
-Oui, mais tu dois, avant tout, me jurer que tu ne le donneras a personne, et que tu le protègeras comme ta vie!
-Oui oui, je te le promets!

Sur ces paroles échangées à une vitesse incroyablement rapide, l’autre korrigan sortit un petit bout de bois qui scintillait à la lumière.

-Voici une épée très vieille, mais remplis de magie! Mais pour la recharger, il faut que tu l’emmène dans une petite boîte, pas très loin d’ici, au milieu d’un arbre creux.
-Très bien, dit Grimm, les yeux toujours fixés sur ‘’ l’épée magique ’’.

C’est alors que l’homme fut irruption dans la taverne. Grimm n’eut même pas le temps de remercier le korrigan qu’il avait déjà disparu! L’homme semblait chercher quelqu’un ou quelque chose. Pour mieux voir l’homme, Grimm monta sur une table, exposant le cure-dent à la lumière, qui le fit briller. L’homme, attiré par le scintillement, se tourna pour apercevoir Grimm, cure-dent familiale en main.

-TOI, ESPÈCE DE PETIT DÉMON! REND MOI SA OU JE TE COUPE EN DEUX!!

Affoler par le ton agressant de l’homme, Grimm sortis en vitesse par une fenêtre laisser ouverte. L’homme se précipita dehors, a la suite de Grimm.

Suivant les instructions du korrigan, Grimm se dirigea dans la forêt, cherchant un arbre creux. L’homme courait vite, mais Grimm arrivait à le distancer aisément. Finalement, apercevant l’arbre creux, lueur d’espoir renaquît dans le cœur de Grimm. Presque arrivé à destination, il trébuchât sur une petite corde tendu à cet effet. Échappant le cure-dent en or, et la tête tournante, Grimm eu à peine le temps de voir le korrigan, rencontré à la taverne, prendre le cure-dent et grimper dans un arbre pour admirer le spectacle. L’homme, a bout de souffle, trouve Grimm encore étendu par terre. Il ramassa brusquement le petit korrigan.

-OÙ EST MON CURE-DENT!?!?, dit l’homme en secouant brutalement Grimm.

Le mesquin korrigan laissa échapper un petit rire, que l’homme entendu.

-C’est un piège, c’est cela!?! Vous ne m’aurez pas vivant!

Laissant tomber Grimm, l’homme entrepris de grimper dans l’arbre, avide de vengeance. Sous-estimant la vitesse de l’homme, le korrigan fut bien vite surpris de voir l’homme rendu à sa hauteur. Tentant de se défendre, il piqua l’homme juste en bas de l’œil. Perdant L’équilibre, l’homme tenta de se s’accrocher. Pensant que la branche ou le petit être mesquin était percher était solide, l’homme s’agrippa de toute ses forces. Malheureusement pour lui, la branche céda, entrainant le korrigan dans sa chute. L’impact fût mortel pour les deux êtres. Reprenant conscience seulement quelques minutes plus tard, Grimm fût témoin d’une étrange scène. L’homme c’était rompus le cou dans la chute, et une minuscule branche scintillante transperçait le cœur du vils korrigan.

Grimm pris le cure-dent, le retira du cœur du korrigan, et le mit à sa petite ceinture. La justice avait fait son œuvre. L’homme, aveuglé par la vengeance, avait risqué sa vie pour de l’argent, et le vil korrigan avait trouvé la mort par un objet qu’il avait lui-même volé.
Aujourd’hui encore, Grimm raconte aux jeunes adultes korrigans sont histoire. Et pour les septiques, ils n’ont qu’a jeter un coup d’œil a sa ceinture, où un petit bout de boit scintillant pend de toute sa splendeur.



Chapitre 7 : Himo Holimion

C’est en sortant de la taverne que Grimm remarqua qu’il était dans un grand village et non une petite grotte comme il a avait l’habitude de sortir autrefois. En descendant les marches vers le trottoir en marbre, il remarqua un être sale et puant à cent longueurs de lui. Alors, le Korrigan décida de s’approcher de la chose qui semblait mal en point et qui se répétait sans cesse la même chose.

-Vous avez une p’tite pièce, juste une p’tite pièce ou même du pain, un p’tit bout de pain…vous avez une p’tite pièce, juste une p’tite pièce ou même du pain, un p’tit bout de pain… vous avez une p’tite pièce, juste une p’tite pièce ou même du pain, un p’tit bout de pain…

Et oui, c’était un mendiant qui mendiait de l’argent ou de la nourriture. Et c’est pour ça que Grimm décida de s’en approcher.

-Bonjour!

-Vous avez une p’tite pièce, juste une p’tite pièce ou même du pain, un p’tit bout de pain…vous avez une p’tite pièce, juste une p’tite pièce ou même du pain, un p’tit bout de pain… vous avez une p’tite pièce, juste une p’tite pièce ou même du pain, un p’tit bout de pain…

-Non, mais je peux vous proposer quelque chose.

-Qu’est-ce cette chose?

-De m’accompagner jusqu’à la fin de notre périple.

-Et j’y gagne quoi en échange?

-De la nourriture, de l’argent et de la renommée.

-Hum…choix très facile à faire, alors je viens avec vous.

À la suite de cette conversation, Grimm et le mendiant traversèrent les rues, mais rencontra un obstacle de taille, une vache possédée par un démon du nom de Périclès.

-Mais qu’allons-nous faire devant cette vache monstrueuse possédée par un démon nommé Périclès.

-J’ai ma petite idée là-dessus le mendiant.

Grimm sorti de sa ceinture un cure-dent qui rentra dans l’un des fesses de la vache possédée par un démon du nom de Périclès. Malheureusement pour lui, le cure-dent resta pris dans cette dite fesse et la vache parti au grand galop vers le sud de Phères.

-Et merde, mon cure-dent favori.

-C’est pas grave, je sais qu’est-ce que ça représente, tu seras que j’ai tout perdu en jouant au Wokip.

À la suite de cette conversation envoutante, les deux être partir vers un endroit inconnu à la recherche de quelque chose inconnu aussi et d’aventure inconnu.



Chapitre 8 : Zekiel

Toujours accompagné du vieux clochard puant, Grimm marchait dans les rues. En discutant avec son nouveau comparse, Grimm édcouvrit que le mendiant se prénommait Kilamaos. Ensemble, il se cherchait une aventure digne d'intérêt... Puis, soudain, le korrigan et son compagnon la virent! Elle était là, tous juste a coté, sur la droite! Un elfe sombre, mystérieux et séduisant venait de sortir d'une cabane, tel un prophète Hippopotomonstrosesquippedaliophobique.

-Bonjour monsieur l'elfe, s'exclama Kilamaos. Auriez-vous de la monnaie pour moi?

- Ruegayov enuej ruojnob, répondit le sombre, mystérieux et séduisant elfe.

En entendant ces mots étranges, Grimm se retourna vers compagnon en affichant un air confus :

-Est-ce que tu comprends ce qu'il dit?
-Bien sûr, c'est de l'elfique. Très peu d'humains comprennent ce langage complexe, mais heureusement, moi, je le comprends! Ce gaillard nous salue, tout simplement.

Après avoir éclairé le korrigan sur le sujet, le mendiant se retourna vers l'elfe.

-Aç sircé'j ,cnod, dit le mendiant. esarhp ettec redocéd ed eniep al rennod es tiarved ednom ed uep sèrt.
-Snoc sed ehcuob al ed tnetros segas sulp sel selorap sel, répliqua l'elfe.
-Tsehc el relfiner et uluov sruojuot a regor. edacaf enu été sruojuot cnod a ima not .emmef enu été sruojuot a regor.
-NON!, s'écria l'elfe.
-Qu'est-ce qui se passe?, demande le korrigan, intrigué.
-Je crains l'avoir vexé... Allez, cours avant qu'il ne s'enrage!

Sans tarder, Grimm et Kilamaos s'enfuirent... Derrière eux, le sombre, mystérieux et séduisant elfe lui criait d'étranges paroles :

-Eéhtorod enier al ed slenreté srosért sel zerevuort y suov. tseuo'l srev zella!

Impatients de semer leur poursuivant, le mendiant et le korrigan allèrent se réfugier dans une auberge.



Chapitre 9 : Kilamaos

Grimm venait de sortir de l’auberge dans laquelle il était rentré plus tôt. Le propriétaire, bien qu’étonné, avait réussi a lui trouver des ustensiles et un repas a sa taille, car il avait de quoi payé. Sachant que la fourchette avec laquelle il avait mangé ne lui serait plus jamais d’une quelconque utilité, il la lui avait donné. Pendant son repas, un mendiant répondant au nom de Kilamaos s’était invité a sa table. Ils avaient parlé un peu puis étaient repartis ensemble, dans la nuit noire de l’extérieur. Ne sachant ou aller, Grimm prit un chemin se dirigeant vers le nord. Il marchèrent pendant de longs moments et continuèrent a parler. La jour allait se lever lorsque une étoile plus forte que les autres apparu dans le ciel. Ils s’arrêtèrent pour l’observé mais remarquèrent qu’elle grossissait très rapidement. Non, elle se rapprochait! Sans pouvoir faire quoi que se soit, l’étoile alla s’écraser sur Kilamaos, qui mourut sur le coup. C’était un ange! De grandes ailes blanches, une épée cristalline a sa ceinture , l’ange émit un son qui ressemblait a un ‘’oups’’ puis repartit, sans remarqué Grimm.

- Faudrais que je pratique mieux mes atterrissages, dit l’ange avant de disparaitre hors de la vue de Grimm.

Il y a quelque minute, il avait trois choses : lui, Kilamaos et sa fourchette
Maintenant il ne restait que lui et sa fourchette.



Chapitre 10 : Diktator

Grimm était épuisé, assoiffé et, comble de malheur, il était seul. Il ne croyait presque plus en ses chances de survivre. En fait, la seule raison pour laquelle il continuait d’avancer, était que le monde derrière lui semblait encore plus menaçant que le monde devant lui. Sa dépression fut aggravée lorsqu’un orage commença et cacha les étoiles de sa fumée grisâtre. La boue envahie ses godasses et le doute, son esprit.

Fréquemment, il entendait des bruits de respiration, des buissons qui se secouaient violemment comme si quelqu’un ou quelque chose s’y cachait. La forêt dégageait tant de bruits menaçants et d’odeurs à faire fuir une mouche que Grimm accélérait le pas à chaque menace. Résultat, après vingt minutes sur cette route déserte, il s’était mis à courir de toutes ses forces. Puisqu’il ne regardait jamais d’où venaient les bruits, il avait bien l’impression d’être suivi par une toute une meute de fauves meurtriers qui le regardaient comme s’il était un petit déjeuner.

Sa paranoïa s’accentuait d’heures en heures. À la moindre surprise, il menaçait de faire une crise cardiaque. AAAOOOUUUUUUUUH! Un aboiement de loup résonna dans les oreilles de Grimm. Il paniqua, ferma les yeux, sortit sa fourchette qu’il plaça devant lui et fonça tête baissée. Quelques minutes plus tard, les bruits de la forêt avaient disparus et la route de boue s’était transformée en route de cailloux. Il prit le risque d’ouvrit les yeux. Il s’aperçut qu’il avait dépassé la forêt depuis longtemps et qu’il était maintenant dans un champ qui s’étendait jusqu’à l’horizon et, il fut soulagé lorsqu’il vérifia qu’aucun animal ne le suivait.

Alors que la pluie s’arrêtait lentement, que la Lune et les étoiles réapparaissaient les unes après les autres, et que Grimm commençait à se calmer et à se remettre à marcher, la terre se mit à trembler, tout d’abord doucement, puis de plus en plus fort. Les secousses étaient gigantesques et le bruit infernal. Il se mit à courir mais c’était inutile, on aurait dit que toute la région allait se transformer en un gouffre sans fond. Il leva les yeux sur sa droite et vit, dans le ciel, un énorme nuage noir. Ce nuage était différent. Il s’élevait à environ 100 mètre de hauteur, avançait à une vitesse infernale et ce, directement dans sa direction.

Mais le pire dans tout ça, c’est que ce nuage dégageait une véritable odeur de désolation et de pourriture. Une aura de désespoir et de terreur lui donnait du mal à respirer, comme si chaque bouffée d’air signifiait un pas de plus vers la mort. Quelques minutes plus tard, il aperçu un autre nuage, semblable au premier, mais celui-ci était à ras le sol. Une sorte brume noire monstrueuse qui suivait l’autre fumée. Tandis que les terres à sa droite n’étaient plus qu’un vaste champ de chaos et que les deux nuages noirs ne mettraient plus que quelques secondes pour l’atteindre, Grimm s’accroupit et pria. Lorsqu’il ouvrit les yeux, s’aperçut qu’il tenait fermement sa fourchette dans sa main, brandie devant lui. Il tourna sa tête sur la droite et vis le nuage à quelques mètres de lui.


- Mais, mais ce n’est pas un nuage…

Il se frotta les yeux

- C’EST UNE ARMÉE DE MORT-VIVANT!

Il cria de toutes ses forces lorsqu’une faucheuse squelettique, la seule qui semblait se préoccuper de lui leva son arme, prête à l’abattre d’un coup sec et mortel.

Une épée (sortie probablement des prières de Grimm) apparut devant lui et arrêta le monstre zombie qui voulait le tuer. D’un geste d’une souplesse incroyable, un Gardien des cavernes enjamba Grimm, qui était encore accroupi sur le sol. L’inconnu fendit l’ennemi en deux et prononça sur un ton solennel :


- Je suis le Capitaine de la troisième division de la grande alliance Écho du temps et, du même coup, quatrième officier le plus gradé sur ce champs de bataille.

Grimm n’avait pas payé attention à toutes ses paroles inutiles. En fait, à l’entente du mot «Capitaine», il s’était retourné et il avait aperçu une armée d’un royaume Gobelin toute aussi imposante que l’armée de morts-vivants. Il était au beau milieu d’un champ de bataille!

- Que faites-vous soldat! Allez chercher votre équipement et battez-vous!
Grimm se leva et déguerpit aussi vite que ses jambes le lui permettaient.

S’il ne fuyait pas, il allait mourir à coup sûr!


- C’est inutile de s’enfuir! Les lâches et les traîtres sont exécutés à leur retour au royaume! S’exclama le Capitaine!

Grimm n'écoutait même pas. Le capitaine jeta alors toutes ses armes et son équipement sur le sol et se mit à la poursuite de ce soldat qui n’en était en fait pas un. Il le retrouva, une cinquantaine de mètre plus loin, accroupit sur le sol à la merci d’un Dragon d’os.
Le capitaine bondit, s’empara de la fourchette de Grimm et la planta entre les deux yeux du dragon!


- Ça suffit maintenant! Vous allez faire un gobelin viril de vous, et vous allez rejoindre vos camarades sur le champ de bataille!

- Je suis Grimm!

Grimm s’était enfin décidé à ouvrir la bouche. Le capitaine ne pu que constater la folie de ce soldat. Une personne qui n’est pas mentalement prête pour se battre ne vaut rien sur un champs de bataille. Bien qu’il n’ait jamais entendu parler de ce Grimm, il dit :

- Ah, je vois! Vous êtes ce fameux Grimm. Qu'attendez-vous pour vous mettre à l'abri?

Le capitaine pointa alors une forêt non loin et Grimm s’y précipita au pas de course.

Il était de nouveau en sécurité. Il réalisa que même si la forêt lui semblait, au départ, l’endroit le plus menaçant au monde, il préférait de loin les bruits amusants des animaux au silence de la mort. Il poursuivit donc sa route, mais cette fois, avec le sourire, en espérant que le Soleil se lève bientôt!


Dernière édition par Zekiel le Sam 7 Aoû - 23:21, édité 12 fois (Raison : [color=DarkGreen] [/color])
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Re: Animation1

Message  Zekiel le Dim 1 Aoû - 2:09

***
chapitre 11 : Yggdrasil

Cette route me rappelle des souvenir! J’ai tant attendu parler de cet endroit… mon père me racontais une histoire quand j’étais encore qu’un bébé. Il disait que des goblins rodait sur la route pour dérober les paysans. Mais je n’ai nullement peur! Après tout mon père n’est qu’un alcoolique fini… chuchota Grimm

Il marchait dans la noirceur, une si grande route qui n’est pas éclairé… curieux. Soudain, Grimm sentit une présence, mais il est tellement égocentrique que si Grimm croyais que les goblins n’existait pas... C’est qu’ils n’existaient pas! Mais bientôt sa peur s’accru et il marchait plus vite. De plus en plus vite. Il sentit des présence juste à coté de la grande route, dans la foret. Et bientôt il put apercevoir une ombre, non deux ombres. Deux ombres qui courait d’arbre en arbre. Oh mon dieux, se dit-il, on essaie de m’encercler! Papacolique disait vrai! Il partis a courir, mais un nain courant… sa ne va pas très vite! C’est peine perdue, les goblins sont tout près, la catastrophe.

Il trébucha et les goblins vient a lui.
- c’étais dont vous les gars!
- Bien oui, qui d’autre s’aurais pu être… tu est un ptit comique toi!
- Je croyais que vous étiez des goblin mangeur de nain.
- Goblin mangeur de nain? Tu sors sa d’où toi?!
- Peu importe… vous avez quitter vos parent vous aussi?
- On ne pouvait pas t’abandonner.
Grimm marcha avec ses vieux copain, et l'un d’eux sort une bouteille de sa poche.
- dit moi pas que tu as apporter de la tequila ici?
- Pourquoi pas? Aller, buvons pour notre liberté!

Ils commencèrent a voir la route tourner, s’étais pas trop une bonne idée croyais grimm. Que pouvait t-il ben se passer quand on ne peux nullement se contrôler!
- Hey griii*hip*mm, tu n’avais pas peur quand tes sortis de la grotte? Je veux dire… je croyais partir dans le ciel! Comment peut-il avoir de gravité sans plafond?
Grimm complètement saoul ignora se que son amis idiot dit. Soudain l’autre dit :
- Hey les gars, j’ai entendu dire qu’il y avait des hormone de femme dans l’alcool.
- Hormone de femme dans l’alcool? Que veux tu dire?
- Et bien… je n’en ai aucune idée. *hip*
Vu que Grimm et c’est amis était un peu scientifique dans l’âme, ils essayais et bu comme des trou! Après quelque verre de tequila, ils se rendit compte que…
Ils avaient tous pris du poids.
Ils parlaient pour ne rien dire.
Ils s’engueulaient pour rien, même quand la vérité était évidente.
Et en plus, ils allaient pisser tous les cinq minute, et tous ensemble en plus!

- Aie… que c’est il passer? Pourquoi je suis tout nue… coller sur toi!?! Ark!
Grimm se releva, s’habilla, sans réveiller ses abrutis d’amis, et retourna sur la route. Voila enfin les murailles! J’y suis parvenu!

***
Chapitre 12 : Drek

Cela faisait déjà quelques jours que Grimm était sur la route, il avait parcouru, à ses yeux, un trajet important depuis le début de son périple. N'ayant pas d'idée précise quant à où aller, il s'était résigné à suivre la grande route qui s'approchait de la forêt d'Ariane à l'extrême Est de la grande Thessalie. Les quelques contacts avec les passants empruntant le chemin avaient été plutôt amicaux, quoique la curiosité de plusieurs mire le jeune Korrigan mal à l'aise à plusieurs reprises. Alors que le soleil se couchait sur cette autre longue journée, là-bas au loin, Grimm aperçut des grands mûrs de pierre. La curiosité le piqua et il décida donc de poursuivre son chemin. L'ennui avec les grands objets, c'est qu'ils paraissent plus près qu'ils ne le sont réellement et de cela, Grimm le découvrit avec dédain. En effet, il dut marcher trois bonnes heures pour enfin atteindre son but. De près la muraille était encore plus impressionnante. Faite de pierres sculptées elle s'étendait à perte de vu dans toutes directions. Grimm n'avait jamais rien vu d'aussi haut. Un garde revenant de sa patrouille aperçut le Korrigan et se dirigea vers lui.

-Impressionnant non?

Grimm se tourna vers l'impressionnant personnage ayant ouvert le dialogue avec lui. Il grand, énorme, complètement vêtu d'une armure de mail et il arborait comme arme une longue épée qu'il portait en bandoulière.

-Euhh... oui en faite je n'ai jamais rien vu d'aussi haut.

Le garde, dans un élan de patriotisme, carra les épaules avant de répondre

-C'est qu'il n'y a aucune muraille plus haute que celle de notre belle cité d'Ariane nommée pour honorer celle qui a donné sa vie pour préserver la paix. Bon il se fait tard, moi je rentre, tu devrais te dépêcher d'entrer, les portes vont bientôt se fermer pour la nuit à cause des bêtes rôdant aux abords de la forêt.

Grimm laissa échapper un hic d'effroi

-...des...des...bêtes?

-Oui des araignées géantes surtout.

Un frisson de dégout parcourut le Korrigan. Ce qu'eut tôt fait de noter son interlocuteur.

-Haha tu fais bien te les craindre, elles ont déjà mangé trois de mes hommes.

La révélation du géant redoubla la peur dans les yeux de jeune Grimm. Si une bête pouvait tuer une force de la nature comme ce garde, elle ne ferait qu'une bouchée de lui.

-Bon petit bonhomme, je vais à l'auberge des trois feuilles timbrées, veux-tu m'accompagner?

Il ne se fit pas prier. Les deux personnages entrèrent donc dans la vaste cité. Les rues étaient gigantesques, mais le garde savait exactement où il allait. Aussi arrivèrent-ils très vites à l'auberge en question. Le soleil s'était toutefois couché depuis bon moment.

-Bon c'est ici que je te laisse bonhomme moi je vais me prendre un verre... ou deux au plaisir.

Sur ce, le garde donne une gigantesque claque au pauvre petit Korrigan qui fut projeté à terre. Grimm, bien que contrarié se dit que tel était la coutume chez les humains. Aussi voulut-il rendre l'appareil au garde, mais celui-ci était déjà entré dans l'auberge. Il décida de s'y engouffrer aussi. L'odeur rance de la sueur mêlée à l'alcool était omniprésente sans compter l'état délabré des lieux. De dégoût, Grimm s'apprêta à partir quand il fut interpellé.

-Her toi là-bas le nabot. C'est quoi ton nom

Celle qui lui avait parlé était une petite fille aussi grande que lui, mais beaucoup plus jeune. Cependant, l'interpellation le mit en colère.

-Nabot?! Qui traites-tu de nabot espèce de teigne?

-Teigne?
Répondit la jeune fille en montant de quelques octaves avant d'éclater de rire.

-Bien répondu. Je m'appelle Miranda, je suis la fille du roi. Impressionnant non? Et toi, quel est ton nom?

-Grimm, mais je...

-Allons viens t'asseoir.

Ne sachant pas pourquoi, il obéit. Ce qui fut une grave erreur. Dès qu'il fut assis, elle commença à papoter comme un vrai moulin à parole. Elle n'arrêtait que pour prendre son souffle pour recommencer de plus belle. Elle parlait de tout, de sa vie au palais, de ses amies, de ses jouets... quel ennui! Grimm se permit un grand bâillement.

-Désolé, mais je suis fatigué, je vais aller me coucher dans un des lits de l'auberge. À un de ses quatre Miranda.

Puis voulant faire bonne figure, il décida d'utiliser la technique dont le garde s'était servi pour le saluer. Grimm se déplaça donc derrière la princesse et entama le mouvement. La claque allait être monumentesque... cependant au même moment, la princesse se retourna... SLAP Une claque en pleine figure. La princesse se mit aussitôt à pleurer et à hurler. Avant même qu'il ait le temps de s'excuser, quatre colosses en armure se ruèrent sur lui en le rouant de coups. Grimm perdit connaissance. Lorsqu'il se réveilla, il était dans un donjon, suspendu par les bras.

***
Chapitre 13 : Rira bien qui rira le dernier! , par Cheelout

Peu à peu, Grimm, inconscient, s’éveille et ouvre lentement les yeux.
Tout est sombre autour de lui et il entend un bruit de gouttelettes qui touchent le sol. Le sol est trempé. L’humidité est à son paroxysme.


Une forte odeur nauséabonde atteint ses narines. Il a un soudain haut le cœur en voyant les excréments et l’urine jonchant nonchalamment le sol. Un énorme mal de tête surgit et une douloureuse bosse arbore son crâne.

Il ne se souvient plus de rien ou presque, si ce n’est que le visage d’une jeune fille et par la suite, tout est noir.

À côté de lui, adossé à un vieux mur crasseux se tient un homme ressemblant un vagabond fou, un va nu-pied édenté à l’air débridée.


L’étrange personnage se tourne vers lui et lui lance :

- Alors, racontes-moi, comment t’es-tu ramassé ici?

- À vrai dire, je ne sais pas trop, je ne me souviens plus, tout est encore nébuleux dans mon esprit… Et toi?

- Je suis l’ancien fou du Roi. Il me fit jeter au cachot lorsque je fis une blague déplacé sur sa fille, sa petite princesse chérie.... Voilà maintenant plus de 5 ans que je croupis ici enfermé dans ce trou avec les autres prisonniers…

- Et les autres pourquoi sont-ils ici?

- La plupart ont violés des lois du royaume, plusieurs n’ont pas payé la dime, d’autres ont insultés et complotés contre le Roi, certains malheureux se trouvaient simplement au mauvais endroit au mauvais moment, enfin… Nous attendons tous d’être exécuté ou bien de mourir enfermés seul ici. Mais, tu ne te souviens vraiment pas de ce qui t’es arrivé?

- Non, mes souvenirs sont encore vagues. Pour le moment, j’essaie de me concentrer pour retrouver la mémoire afin de reconstituer les événements dans ma tête, mais toujours rien…

Deux gardent armés approchent du cachot et ouvrent la porter.


Le premier garde dit :

- Hey toi, le petit, le Roi souhaite t’accorder une audience auprès de lui afin que tu puisses te justifier avant qu’il rende une décision sur ton sort…

Le second ajouta :

La jeune princesse a encore des équimoses suite à ta rencontre avec celle-ci, ça n’augure pas très bien pour toi… * Petit rire *
Allez, maintenant, suis-nous.


***
Chapitre 14 : Kaedrin

Grimm s'était présenté au château de Longue-vue dans l'unique espoir de voir la princesse Aleïna. L'on disait d'elle qu'elle était belle comme le jour, que ses cheveux couleurs de blé encadraient un visage doux et rêveur. Ses yeux d'un bleu clair comme l'eau d'un lagon avaient déjà éconduit nombre de prétendants, pour la plupart arrogants et simplement attirés par sa beauté, et non ce qu'elle était vraiment. Car la jeune femme n'était pas uniquement belle, elle connaissait également l'histoire et la philosophie, la poésie et la musique, que les précepteurs les plus compétents lui avaient enseigné. Douée à la harpe comme au cistre, elle enchantait les jeunes nobles au point de leur révéler leur médiocrité, eux qui ne savaient penser que par leurs épées.

Grimm avait ces rumeurs en tête lorsqu'il pénétra dans l'antichambre de la salle du trône. Deux soldats engoncés dans de lourdes armures gardaient la lourde porte de bronze. Ils accueillirent le petit homme avec un sourire. Le roi Azadeh était réputé pour être dur mais bon. Ainsi, il accueillait toujours quiconque se présentait à lui, peu importait sa requête. Si bien que le petit Korrigan fut rapidement introduit dans la salle du trône.

Aussitôt que le Korrigan passa les portes de la salle, il eut une impression de vertige. La salle était énorme pour un être de si petite taille ! Mais il n'était guère temps de se laisser influencer, Gromm avait un but en venant ici et il ne voulait pas y renoncer. Aussi commença-t-il la longue marche jusqu'au trône du roi Azadeh. Ce dernier était assez grand, le cheveu châtain et long, un beau visage dont on ne pouvait deviner l'âge avec précision. Ses yeux se posèrent avec sagesse sur le Korrigan et sa voix douce emplit la salle du trône.

- Cela fait des lustres qu'un Korrigan n'a pas visité cette pièce. Que me vaux donc l'honneur de ta visite ?

- Seigneur Roi... Je me présente, je m'appelle Grimm. Je suis là pour... pour voir la princesse.

Le petit être n'avait pas la voix assurée. Il commençait à se rendre compte de l'audace avec laquelle il parlait à un roi et en était mal à l'aise. Il baissa les yeux sur ses pieds nus, n'osant les relever pour affronter le regard acéré du roi Azadeh.

- Pourquoi veux-tu la voir ?

Cette phrase à elle seule redonna du courage au Korrigan : elle signifiait que sa requête n'était pas encore refusée. Il reprit donc la parole d'une voix tremblante :

- Je n'ai jamais vu de princesse, seigneur Roi. Je viens tout juste d'avoir ma majorité et j'ai décidé de partir de chez moi, laissant ma famille derrière moi pour découvrir ce monde que les gens jugent si beau. Je me suis juré de rentrer chez moi uniquement lorsque j'aurai vu toutes les choses de ce monde. J'ai entendu parler de votre fille, Seigneur Roi. On dit que c'est la plus belle fille du royaume mais qu'elle est également instruite. J'aimerais pouvoir la voir et parler avec elle, afin de connaître la grâce et l'esprit.

Il y eut un silence, de ceux que personne n'ose jamais troubler. Le Korrigan leva les yeux vers le Roi ; celui-ci arborait un sourire bienveillant.

- Mon cher petit, tu as parlé avec franchise, tu m'as confié ton histoire alors que rien ne t'obligeait à le faire. Je respecte cette marque de confiance. Je t'autorise donc à voir Aleïna, ma fille. N'oublie pas qu'elle est de sang royal, tu lui devras le même respect qu'à moi-même. Soldats !

Deux hommes armés sortirent de derrière les tapisseries tendues contre les murs.

Le roi Azadeh les montra d'un signe du menton et déclara :

- Ces deux gardes du corps vont t'accompagner. Bon courage, ma fille est une perle mais elle plutôt lunatique...

Le Korrigan ne pouvait plus parler tellement il était en joie à l'idée de voir une princesse. Il se contenta d'une révérence avant de suivre les deux soldats qui allaient le mener à la chambre d'Aleïna.

***
Chapitre 15 : Zekiel

Après tant de mésaventures, Grimm approchait finalement de la chambre de la princesse. Son coeur palpitait à l'idée de rencontrer la jeune femme dont l'on vantait sa beauté et son intelligence, même à l'extérieur des frontières de son royaume. Pour que lui, simple korrigan d'une grotte lointaine, soit informé des mérites de la princesse, les rumeurs ne pouvaient qu'être des plus véridiques...

-Je suis impatient de rencontrer cette perle rare, se marmonna fièrement Grimm en marchant.
-On y est, l'interrompit un des gardes qui l'escortait.

Devant le korrigan se dressait une immense porte de chêne. Ses pentures et sa poignée étaient faites d'argent. Sa seule vue intimidait Grimm...

-C'est si beau!, s'exclama la petite créature.
-Attend de voir ce qui se trouve de l'autre côté, répliqua le soldat.

Sans attendre, ce dernier s'approcha de la porte et tourna sa poignée. D'un geste lent et gracieux, la sentinelle ouvrit le passage, puis invita Grimm à pénétrer dans la chambre. D'un pas hésitant, le korrigan s'engouffra dans l'ouverte. Il découvrit alors la majestueuse chambre de la princesse.

-Bonne chance, marmonna le garde en refermant la porte derrière Grimm.

Le korrigan n'eut pas le temps de lui répondre qu'il fut abandonné par son guide. Il avait l'impression d'être seul dans la chambre royale. Autour de lui, il ne voyait qu'un lit immense, fait d'ébène et aux draps de soie. Il vit aussi un mobilier, fait du même bois que la couchette. Il y avait aussi de multiples décorations : un grand miroir, des fleurs, des bibelots en cristal et des bijoux en or. Tout inspirait la luxure et la beauté.
Puis, soudainement, Grimm aperçut une figure, qui apparut brusquement de sous les draps. La princesse venait d'apparaitre!
Contrairement aux rumeurs, il ne reconnut pas en elle une jeune femme à la beauté et a l'intelligence exceptionnelle. Non! Il y vit plutôt la petite peste qu'il avait précédemment dans la citée!

-TOI!, s'écrièrent Grimm et la princesse au même moment.
-Tu es vraiment la princesse!, ajouta le korrigan. Je n’aurais jamais pu croire qu'une sale gamine dans ton genre aurait pu être de sang royal.
-Je t'avais pourtant dit que j'étais la princesse de ce royaume. Quel aurait été l'intérêt de te mentir? Autant être honnête avec toi dès le départ. Tu étais si mignon, une vraie poupée. Je suis heureuse que tu sois venu me voir. Comme ça, on pourra jouer ensemble. On aura du plaisir ensemble! Nous partagerons du café, avec mes autres poupées, autour d'une petite table. Ça va être amusant! Je suis certaine que tu vas bien t'entendre avec tes nouveaux amis. D'ailleurs, j'ai une super belle poupée qui devrait te plaire. Elle est blonde, elle a un corps sublime et elle est de ta grandeur. Je l'ai appeler Barbie, parce que ces cheveux dorés me font pensés a la barbe de mon papa. T'as compris le jeu de mots? Barbie et Barbe! Ahaha. Enfin, tu verras, c'est marrant! Barbie est aussi drôle que moi, elle devrait te plaire. T'as envie de la rencontrer? Dit? Dit? Dit? T'as envie de te marier avec Barbie? Allez! Dis oui!

Grimm dévisageait la princesse, les yeux exorbités... Dans quel pétrin s'était-il mis? Lui qui avait espéré trouver l'amour en rencontrant la princesse regrettait maintenant son geste... Il venait de constater à quels points les rumeurs qui avaient circulé à propos de la fille du roi étaient fausses. Cette jeune femme, dont on ventait les mérites, n'étaient qu'une jeune pie!

-Sinon, j'ai aussi une poupée qui ressemble à un ours. Il est aussi poilu que toi. Je suis certaine que vous vous entendrez bien. Il s'appelle Yoogie, parce que ce nom me fait vraiment rire. D'ailleurs, il est aussi drôle que Barbie et moi! Il a le même sens de l'humour que nous. Il est géniaaaaal! Tu vas adorer Yoogie, j'en suis sure. Il pourrait être ton témoin lors de ton mariage avec Barbie. Dit? Dit? T'en penses quoi? Tu le veux comme témoin?

Grimm n'en pouvait plus... Il devait trouver une sortie, une échappatoire. Agresser par les paroles débiles de la princesse, sa patience s'épuisait rapidement. L'envie de la frapper l'habitait de plus en plus. Il allait bientôt perdre le contrôle...
D'un coup, il aperçut la fenêtre... Elle était ouverte.

-Pour le mariage, poursuivit la gamine en regardant ses poupées, Barbie portera sa plus belle robe. Elle est multicolore et elle a plein de frou-frou. Elle est simplement MA-GNI-FIQUE. Tu vas l'adorer. Tu verras, tu ne pourras pas résister au charme de Barbie. C'est vraiment la poupée de tes rêves. Heureusement que t'es venu, sinon t'aurais manqué cette chance! Tu vas pouvoir enfin te marier, et avec la plus belle poupée de ma collection en plus... t'es un chanceux toi!

La princesse releva ses yeux. Elle chercha Grimm du regard, sans l'apercevoir...
En fait, Grimm s'était élancé hors du château, en passant par la fenêtre. C'était l'unique moyen qu'il avait trouvé pour échapper à la princesse...


***
Chapitre 16 : Misericorde

Miséricorde n’est qu’un patronyme que la Compagnie m’a attribué. Ironie du sort, Chaos devra l’être avec moi, miséricordieux. Ma plume n’est que poussière dans le vent. Ni braise, ni sang, que de l’encre, qui à flot, s’écoule de mon cœur, de mes veines. Je ne suis qu'un vieil homme, le dernier misérable. Aux souvenirs du Khatovar. La Compagnie ne meurt jamais. Ici, elle ne meurt jamais.

Alors que les premiers rayons de soleil peinaient à percer la muraille de nues, la chaude brise balayait le dessus des douves. À la surface, ce lourd souffle embrouillait, sur toute la longueur, sous le pont-levis jusqu’à la tour Nord du château, l’eau verte odorante, qui déjà, s’écoulait dans les caniveaux, vers l’ouest. Des nuages, malgré le soleil qui tentait de s’incruster, s’échappaient un vrai torrent de pluie, alors que l’humidité n’encourageait la nature qu’à déchainer un concert de tonnerres éclatants. Outre le pont levis, qui reliait les murailles et bien évidemment, le royaume qu’elles protégeaient tant bien que mal, vue les perforations et les fissures qui s’y profilaient, à la terre ferme, rien, ne pouvait traverser l’eau, qui d’un débit rapide, s’écoulait, un peu plus loin, au bas de la colline : à l’extrémité ouest des remparts, une chute expulsait l’eau des douves, qui elle, provenait d’une rivière, vers un lac, plus bas, au niveau de la plaine. Cette chute n’était visible que du haut de la tour principale, l’aile royale du château. De cette dite tour, venait de chuter un petit homme, de la race des korrigans. Tels les rapides les plus dangereux, l’eau des douves emporta le petit homme, qui avala bien des litres de cette eau sales et polluées. Si vite qu’il fut bien obligé de se laisser choir au fond de l’eau et de fermer les yeux, anticipant l’horrible déflagration que produirait le plongeon de son petit corps plein d’ecchymose jusqu’au bas de la dénivellation.

                            ***


Le korrigan se releva. Il se tenait la tête, tout en vacillant, alors qu’il tentait de sortir de l’étendue d’eau, dorénavant calme. Grimm, de son prénom, contempla la haute de sa chute. Du haut de la tour jusqu’à la plaine entourant le lac, il avait parcouru, en l’espace de quelques minutes, un peu moins d’un quart de lieue. Son visage, malgré l’apique descente affichait toujours son éternel sourire moqueur. Le nabot avait eu la frousse de sa vie : ses rides n’en étaient que plus affreuses. À proximité de la chute d’eau, il se faisait encore éclaboussé par le clapotement de l’eau sur les rocs, à la base de la majestueuse cascade. Derrière le mur d’eau turquoise, l’on entrapercevait une grotte. Aucun rayon n’y pénétrait. C’était le noir total. Grimm, de son goût de l’aventure, passa de l’autre côté, s’engouffrant dans les ténèbres de la cave. Tout près des stalactites, gravées dans la pierre, usée par l’égouttement perpétuel de l’eau on pouvait lire : "Les Ténèbres trouvent toujours le moyen de resurgir. L’eau dort, ici. Il ne faut pas la réveiller."

À l’intérieur de la grotte, des effluves magiques enveloppaient les narines de Grimm. Habitué, à la puanteur de ses congénères, de telles odeurs le rendaient complètement drogué. Ivre d’un bonheur indescriptible, il ne se rendit pas compte que le parfum envoutant émanait de petites créatures volantes dont les minuscules ailes vrombissaient dans l’air. Des centaines peut-être mêmes des milliers d’entre-elles, illuminaient la noirceur, d’une faible lueur rouge de leur yeux. Grimm avait pénétré le gouffre des fées malines. L’enfer des vivants. Les ténèbres ne dormaient plus. Le Korrigan continuait son avancée, bientôt complètement entouré par les démons de la grotte. L’air s’alourdi, perdant peu à peu de son fumait. Alors qu’il reprenait lentement le contrôle de ses moyens, il ne foulait déjà plus le sol, mais ressentait bien l’air froid qui lui effritait ses joues. Relevant les yeux, apeuré, il aperçu une paire de serres acérées, et des milliers de paires d’ailes noires, trouées. Des croassements, rires macabres : Grimm était aux prises avec de viles créatures qui devaient l’amener dans leur habitat. La grotte ne leur servait que de lieu de repos. Au loin, une montagne noire, d’où coulait, comme des geysers, des flots de liquide inconnu. La fontaine, copie malsaine de la source du monde, créé de la main de Chaos. Il en était fait de Grimm, la vie de Korrigan prendrait fin.


***
Chapitre 17 : Mysthye

Grimm avançait, suivant les lueurs, lentement, méticuleusement, comme pour ne pas les brusquer. Puis, une force s'empara de lui, une force au-delà des limites du temps et de l'espace, attisant sa curiosité, augmentant le rythme de marche à aller à la course. Il espérait ne pas perdre de vue les lueurs, il espérait enfin rejoindre ce monde dont il avait rêvé si souvent et il avançait. Tout d'abord, Grimm ne s'aperçut pas tout de suite que ces étranges couleurs miroitante, du bleu au vert en passant par le violet, l'avait entraîné bien plus loin de sa demeure qu'il ne l'aurait voulu. Par delà le lac de cristal, au confins des terres magiques, au creux d'une fontaine enchantée. Puis plus rien, plus de belles petites lueurs, plus de force entrainante, il se retrouva seul au milieu d'un environnement inconnu, désorienter et désemparé...

Grimm cherchait ce qu'il pouvait faire afin de sortir de cette petite fontaine et retrouver son chemin lorsqu'une petite voix claire et cristalline le fit sursauter:

_" Que cherches-tu, petit Korrigan? N'était-ce pas ton vœux le plus cher de vivre à l'intérieur même d'un rêve, la ou tout est possible?"

Grimm se retourna et vit alors l'une des plus belles visions que la vie puisse lui donner. Une douce jeune femme se tenait devant lui, ses cheveux d'un roux cuivré, tel des flammes, virevoltait librement devant son visage et ses épaules, ses lèvres roses semblait douce comme des pétales, et sa peau de nacre semblait prendre des reflets argentées à chacun de ses mouvements qui faisait froisser légèrement la soie bleu de sa robe.

_" Bbb..bonjour... qu..qu..qui êtes-vous?" Réussit-il à peine à articuler.

La petite fée, car s'en était une, le regarda amusé un instant avant de lui répondre d'un ton badin:

_" Mon nom est Luna, j'ai été chargée par mes congénères qui t'ont mené ici de t'informer de la tâche que nous te destinons. Tu devra, pour toujours, demeurer ici, en notre fontaine, et te mêler au pouvoir présent, nous apportant force et vie. Ne t'en fait pas, cela devrait être court, à peine 100 ans et tu ne sentira plus rien."

Comme Luna proférait ces mots, Grimm remarqua alors l'eau de la fontaine commencer à s'enrouler en ruban autour de lui, l'oppressant, le grugeant de l'intérieur. Cela ne faisait pas vraiment mal, à peine un tiraillement, mais cela fatiguait terriblement. Soudain, toutes les fées du royaume, sachant qu'il était prit, sortirent de leur cachette et reprirent leur tâches quotidiennes, ne semblant prêter aucune attention au Koriggan. Grimm pour sa part observait ces êtres féériques, semblant sortir tout droit de ses rêves, et ne pouvait s'empêcher de sourire chaque fois que Luna venait le nourrir. Au fil du temps il échangèrent quelques mots, et c'est ainsi que Grimm appris que son peuple devait sacrifier des gens ainsi afin de survivre et aussi qu'il allait en mourir. Il ne savait pourquoi, pourtant, il ne pouvait leur en vouloir. Peut-être étais-ce leur ruses magiques, ou alors était-il hypnotiser devant elles, toujours est-il qu'il enveloppait Luna de regards d'une extrême douceur et se sentait fier d'être en partie responsable qu'elle allait vivre, Grimm était entrain, à son insu, de tomber amoureux.

Luna, qui n'était pas aussi jeune, ne mit pas longtemps à s'apercevoir des sentiments du jeune Korrigan. Au début, elle se dit que cela serait plus facile pour lui, il semblait accepter son sort. Mais au fil des jours, Luna fût de plus en plus attristée, émut par la gentilles de ce jeune homme n'hésitant pas à se sacrifier de bon cœur pour une femme qu'il ne connaissait que très peu. Elle fût étonnée une jour de s'apercevoir qu'elle semblait même elle aussi développer des sentiments envers lui. Au début elle lutta, lutta de toutes ses forces, ils en avaient besoin pour survivre, mais bien vite cet amour naissant grandi à un point tel que nul n'aurait pu le contrôler.

Une nuit, alors que toutes les autres fées dormaient et qu'elle était de garde, Luna délia donc Grimm des eaux, le prenant contre elle, lui insufflant le souffle de force qu'il aurait besoin pour fuir tout en lui chuchotant des mots doux à l'oreille. Grimm était aux anges, cette jolie fée semblait bien l'aimé aussi. Puis elle conduisit à l'orée d'une grande forêt verdoyante avant de lui dire:

-" Va, va mon amour, marche et ne te retourne pas, les elfes de cette forêt devraient te porter secours. Va, et ne revient jamais, méfie-toi des lueurs dans la nuit et le petit matin, va et jamais je ne t'oublierai. La peine sera moins grande pour moi si elles me croient endormie plutôt que je t'ai aidé, mais elles te chercheront, va et ne t'arrête pas, je t'aime....."

Puis elle disparu, lueurs dans la nuit, brillante et ensorcelante. Grimm avança, l'esprit embrumé, encore un peu sous l'effet des enchantements des fées. Il ne savait ou il allait, ni ce qui l'attendait, simplement que jamais il n'oublierais cette femme douce et aimante à qui il devait la vie.....

***
Chapitre 18 : Une promenade en dehors des sentiers battus, par Cheelout



Grimm leva les yeux. La végétation abondante lui cachait le soleil de vue.

Il n’avait donc aucun repère afin de déterminer son emplacement via le positionnement l’astre du jour qui aurait pu lui indiquer le chemin à suivre afin de sortir de ces bois.

Le nord, le sud, l’est ou l’ouest… Il n’avait aucune idée vers où il se dirigeait. Il ne pouvait que se laisser guider par son instinct.

Au fur et à mesure qu’il pénétrait l'épais couvert végétal, ce dernier s’épaississait et la lumière se faisait de plus en plus rare, cédant sa place à un peu plus d’obscurité et de noirceur.

De plus, la température, peu à peu, commençait à chuter de façon importante.

Comble de malheur, les allumettes qui Grimm transportait étaient humides suite à la dernière pluie et il ne pouvait donc partir de feu afin de se réchauffer.

Il décida donc de poursuivre rapidement sa marche en ligne droite dans cette forêt de conifères espérant trouver la sortie sous peu.

Après quelques instants, un étrange bruit se fit entendre, au départ ce fût quelques craquements lointains, mais le bruit s’intensifia rapidement et se rapprocha de plus en plus.

Grimm, ne connaissant pas les diverses créatures trouvant gîte dans ce boisé, commença à paniquer et accéléra le pas de manière frénétique.

Quelques instants plus tard, des créatures rouges, tapis dans l’obscurité, surgirent et foncèrent sur lui.

Pris par surprise, il trébucha et se cogna contre une roche. Souffrant le martyre, il lança un long cri de douleur.

Les diablotins l’encerclèrent et commencèrent alors à tourner autour de lui. Grimm se dit qu’ils devaient se préparer à l’attaque. Il commença donc à leur lancer des brindilles en tentant de les disperser, mais c’était peine perdu, ils étaient trop nombreux.

Lorsque les diablotins se préparèrent à charger, un grand homme fit son apparition. L’homme portait de grands habits, il avait un bâton à la main, les cheveux grisonnant et affichait un air serin.

Il s’agissait d’un mage qui avait entendu les cris de notre ami, via la route forestière se trouvant non loin. Celui-ci pointa alors son bâton en direction des diablotins qui se retournèrent afin de l’attaquer, croyant avoir affaire à un faible vieillard.

Le mage récita quelques paroles et les diablotins furent foudroyés par une sorte d’éclair. Suite à cela, ils prirent rapidement la fuite.

L’homme s’approcha de Grimm et se présenta à lui. Par la suite, il lui offrit de le raccompagner jusqu’à la route afin de pouvoir poursuivre de façon sécuritaire son chemin. Grimm s’empressa de le remercier et le suivit sur la route.

Quelques instants plus tard, il quittait cette satanée forêt aux milles surprises.

***
Chapitre 19 : Himo Holimion

Grimm, qui venait de quitter la forêt elfique, vit au loin, à environ une centaine de mètres de lui, une maison faite en sucrerie. Alors, à la vitesse d'un Korrigan de dix centimètres, il parcouru la distance entre lui et cette maison en mois de deux heures. Rendu à cet endroit immense, la porte s'ouvrit et une gnome s'en échappa.

-Qu'est-c'que tu fiches là le lilliputiens?

-Moi faim, ventre gargouiller, nez sentir bonne odeur.

-Alors, qu'est-c'que t'attends pour entrer? En passant, moi c’est Irma.

-Wiiiiiiiiiiiiiiiipiiiiiiiiii!!!!

Et l'être minuscule entra dans le bâtiment fait de sucre.




Une odeur de sucre enveloppait l'air, comme s'il y en avait partout. Le plancher sentait le chocolat et les portes aussi. Les cadres sentaient la réglisse, le tout était très bizarre.

-Et p'tit gars, j't'ai préparé un r'pas pour toi.

Elle lui donne l'assiette. Dans celle-ci, des tas de sucreries qui émerveillent l’être de 10 centimètres. Ce-dernier saute de joie à plusieurs reprises avant de s’enfoncer dans le décolleter de la dame.

-MERK’I! dit-il épanouie.

Alors, la vitesse d’une chenille, Grimm commença la dégustation des friandises de l’assiette. La gnome, regardant la façon avec laquelle le Korrigan mangeait, la stupéfia. Il était lent, craintif, étourdi, impoli, en fait, tout ce qui éloigne une femelle d’un mâle. Alors, ne pouvant s’empêcher de vomir, elle le fit.

-BEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUUUUUuuuuuuRRRRRRRRAAAAAAAaaaRRrrggg!!!

En plein sur Grimm qui ignora le tout et ce dit que c’était un assaisonnement pour les friandises. Quand la femelle vue qu’il les avalait même avec ça, elle ne pu s’empêcher de gerber à nouveau.

-BEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUUUUUuuuuuuRRRRRRRRAAAAAAAaaaRRrrggg!!!

Ayant finalement fini le délice la bête puante se décida à parler.

-Repas bon, ventre plein, moi aimer nourriture.

-Et bien, merci p’tit bonhomme. J’aurais une question pour toi aussi. Où t’en vas-tu?

Grimm pris environ une vingtaine de secondes avant de répondre.

-Grimm aller, endroit géant, haut, personne pouvoir voir moi.

Irma ne comprit pas où il voulait aller, alors elle lui demanda de faire un dessin.


*


-Ah! Tu vas à la montagne?

-Nooooooonnnnn!!!! Moi aller plaK’e personne pouvoir voir moi.

Puisque le Korrigan avait l’air de savoir où il voulait aller, Irma laissa tomber de s’obstiner avec. Bref, elle lui demanda une dernière question.

-Sais-tu où qu’c’est au moins?

-Non!

-Alors, laisse-moi t’accompagner, j’sais où c’est l’endroit qu’tu cherches.

Grimm s’exclama comme au début, mais un peu plus fort.

-WIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiPPPppppIIIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!


Ayant quitté la maison depuis des heures avec le poney de chasse d’Irma, les deux compagnons de voyage se dirigèrent vers la montagne qu’on ne voyait pas le sommet. Elle devait être à environ trois cents kilomètres de la maison de la gnome. Soit environ deux jours de route avec le poney et cinq jours à pied. Alors, il devrait faire deux pauses si tout se passait bien.

-On arriver quand?

-D’ici trois jours si l’poney nous laisse pas.

-K’e être long.

-GILLIGIBIA!!!!!

Un gobelin néophyte venait de sortir du buisson en plein milieu de la route en pierre.

-Moi manger vous, vous mourir. Mouharfhiark…WILLIGIIBIAAA!!!

Irma pris un bâton qui se trouvait comme ça à côté d’elle et frappa le gobelin en les deux jambes.

-T’apprendras à essayer de m’manger.

Bref, la première journée ce passa assez bien, malgré que Grimm s’arrêta environ cinquante fois pour faire ses besoin sur un animal mort. Et durant la première nuit, il n’arrêta pas de bouger et de taper Irma comme un imbécile. Alors, Irma décida de l’attacher après un tronc d’arbre pour être sûr de le retrouver vivant à son réveille.


Durant la deuxième journée de leur péripétie vers la montagne, une odeur néfaste, pour la santé de la fourmi qui les suivait, les envahi. À cause de cela, l’insecte les abandonna pour se réfugier dans sa colonie pour être en sécurité.

Bref, ceci ne les empêcha pas de se rendre à la montagne t’en espérer plus tôt que prévu.

-C’est ici qu’j’vais t’faire mes adieux Grimm.

-Pourquoi?

-J’dois aller en ville refaire le plein.

-OK!!!

C’est ainsi qu’Irma le laissa poursuivre sa route seul et qu’elle quitta le lieu plus vite qu’elle était venue. Tandis que Grimm poursuivi son chemin dans la montagne où peu à peu il disparaissait.

***
Chapitre 20 : Thrildor

Il était approximativement 13 heures, le soleil ne se gênait pas pour montrer ses chauds rayons. À vrai dire, il n’avait pas fait aussi chaud depuis plusieurs années. Cette chaleur commençait à devenir très insupportable pour un simple korrigan comme Grimm. Malgré ses simples habits en toiles, Grimm commençait à être épuisé par cette température étouffante. Il voulu se rafraichir avec le peu d’eau qu’il avait en sa possession, mais fut déçu de voir que celle-ci était rendue à la même température que l’extérieur.

C’est alors que Grimm, ayant perdu tout espoir de se déshydrater, aperçu au loin une forme étrange se dessiner. Après s’être avancer de quelques pas, le petit korrigan vit qu’il s’agissait d’une marre d’eau. Il se mit donc à courir le plus vite possible vers cette gigantesque marre qui avait plus l’air d’un lac à ses yeux qu’un trou d’eau isolé. Lorsqu’il fut à quelques mètres de la source d’eau, celle-ci disparue soudainement de son champ de vision pour laisser place à une fin de route menant tout droit à un fossé. Grimm nu même pas le temps de réagir, il était déjà en train de dégringoler le fossé. Même si cela ne dura que quelques secondes, pour un petit korrigan de dix centimètres, cela paru comme une éternité.

Après s’être relevé, Grimm se demanda ce qui c’était passé. Il créa l’hypothèse d’une certaine illusion causée par ce fameux soleil qu’il avait entendu parler dans les anciennes histoires de son peuple. Le seul problème était que personne ne lui avait dit que ce soleil avait des pouvoirs aussi fabuleux. Après être sorti de ses pensées, il vit une mine se dresser devant lui. Grimm entra sans hésitation. La mine était assez sombre et remplie de pierres argentées, mais ce que Grimm appréciait particulièrement, c’était la fraîcheur provenant du fond de la mine.

Vu qu’il devait escalader un fossé s’il voulait revenir sur ses pas et qu’il n’était pas très bon pour ce genre de chose, il décida donc de continuer à visiter cette mine argentée. Après quelques minutes de marche, il se rendit compte que la noirceur gagnait en force à chaque pas qu’il faisait. Heureusement, ses yeux était habitués à ce genre de noirceur, car il avait passé une grande partie de sa vie dans une grotte qui n’était pas si différente de cet endroit. Il continua donc son aventure jusqu’au moment où il entendit le bruit d’un ruisseau. Il se laissa guider par le doux son de l’eau et arriva devant un petit ruisseau qui se faufilait dans la mine. Grimm se dit alors :

- S’il y a de l’eau qui circule ici, c’est qu’il doit forcément y avoir une autre sortie quelque part !

Il décida alors de suivre le cours d’eau après avoir remplie sa bouteille d’eau fraîche. Après avoir suivit le courant pendant quelques heures, Grimm se trouva, à son grand étonnement, devant un immense lac qui sortait de la mine. Malheureusement, le seul moyen pour traverser le lac et sortir de cette mine d’argent était de nager jusqu’à la sortie. Il plongea donc dans le ruisseau et tomba dans le lac. L’eau était glacée et il avait l’impression que son corps était en train de geler de l’intérieur. Lorsqu’il fut rendu à plus de la moitié du lac, il eut l’impression que quelque chose venait de lui frôler les jambes. Pris de panique, il nagea le plus vite possible sans regarder en arrière. Tout de coup, quatre gigantesques tentacules sortirent de l’eau et tentèrent d’agripper le pauvre Grimm. Grâce à son infirme taille, il réussi à se rendre vers la sortie de la mine. Voyant que son repas venait de lui échapper, la créature marine tenta tout pour essayer d’attraper le korrigan avant qu’il ne s’échappe. Avec ses tentacules, elle frappa le bord de la sortie et créa un éboulement qui bloqua à jamais la sortie de la mine.

Heureusement, Grimm avait eu le temps de sortir et avait rejoint la terre ferme. Dans la bataille, plusieurs roches argentées avaient tombées dans l’eau, dont l’une était à côté de Grimm. Le korrigan pris la pépite d’argent et parti avec, se disant qu’un jour elle lui serait probablement utile.

***
Chapitre 21 : Sarkhan

Grimm sortit et fut aveuglé quelques instants par ces faisceaux de lumières. Il prit son sac à dos ne contenant qu’une pépite d’argent et avança en dehors de la grotte. Mais à peine fut il sortit que le sol commença à trembler tout autours de lui. Apeuré, il courra se réfugier derrière un arbre dont il ne voyait pas le sommet. C’est alors qu’il vit devant lui un troupeau de moutons nains, dirigés eux-mêmes par un nain. Ceux-ci s’arrêtèrent devant l’arbre et le nain s’y affaissa. La chaleur était telle qu’il se devait de s’arrêter un instant pour boire un coup. Grimm en profita pour tenter de s’échapper mais il marcha, sans le vouloir, sur une feuille asséchée par la chaleur. Le nain se releva brusquement et vit une petite chose tenter de s’échapper. Il se mit à genoux et souffla pour faire tomber notre ami. Il se fit naturellement attraper, mais Grimm avait une force hors du commun compte tenu de sa taille, ce qui surprit d’ailleurs le nain. Celui-ci s’écria alors :

- Un korrigan ? Je croyais que ça n’existait que dans les fables. Je suis honoré d’en voir un ! Comment vous appelez vous ?

Le petit être lui répondit alors :

- Je me nomme Grimm. Et oui les Korrigans existent bels et bien. Méfiez vous de moi, j’ai plus de force que j’en ai l’air.

- J’vois ça s’écria le nain en regardant son pouce à moitié tordu. Je me nomme Erhiat, fils de Groblin.

Grimm vit que le nain, bien qu’un peu abruti avait l’air inoffensif. Il se permit donc de lui demander:

- Y aurait-il moyen que vous m’ameniez dans votre village ?

Erhiat accepta volontiers, il n’était pas contraire du tout. Il émit quand même la condition que le Korrigan lui explique d’où il venait et ce qu’il cherchait. Grimm lui expliqua d’où il venait, les provenances et croyances de son peuple durant une bonne partie du trajet. Après il lui expliqua qu’il voulait visiter le monde car il n’avait vu que sa grotte. Mais il lui fallait tout d’abord trouver un moyen de protection car sa petite taille ne l’aiderait malheureusement pas à accomplir sa tâche. Erhiat, surpris tout d’abord, mais comprenant ce qu’il voulait, lui dit alors :

- C’est fou, il y a deux ans d’ici, vivait un magicien dans notre village. Il arrivait à nous étonner chaque jour avec ces différents tours. Souvent on entendait les explosions retentir dans toute la vallée. Mais il y a quelques mois, on entendit plus d’explosion.

- Que s’est-il passé ? demanda Grimm, plongé dans l’histoire du nain.

- Et bien nul ne le sait, mais les personnes, les animaux ou choses qui ont essayé de pénétrer sa demeure, on ne les a jamais revues… Tu dois me promettre que tu n’approcheras pas cette maison !

- Bien sûr, répondit le korrigan.

Mais en lui-même, le petit être se dit qu’il y avait peut-être là le moyen pour lui d’accomplir ses rêves. A peine le nain le nain avait pointé la direction de la maison du magicien que Grimm y courra, y entra par un creux dans la porte. Là, il vit les pieds du magicien, accoudé à une table devant une tonne de pierre.

- Il ne me manque qu’un ingrédient, c’est sûr, murmura t’il. Mais lequel ?

Il s’aperçut de la présence du petit être et sans tourner la tête, il pointa son doigt en direction de Grimm qui s’écria alors d’arrêter.

- J’aimerais juste vous montrer quelque chose, avant tout.

Il sortit alors sa petite pépite qui ressemblait visiblement à de l’argent, sans savoir pourquoi. Le magicien regarda alors le bout de pierre avec désir. Grimm le stoppa immédiatement et lui dit :

- J’ai besoin d’une formule pour grandir ou m’aider à me protéger !

Le magicien rit alors.

- Si tu veux ce genre de formules, je les ai toutes vendues à cet empoté de Erhiat.

Grimm n’en revenait pas. Pourquoi celui-ci ne l’avait il pas aidé alors? Grimm courra alors vers le creux dans la porte. Le magicien tenta de le poursuivre mais en vain tout en s’écriant :

- Cet empoté a bien failli me donner ce qu’il me manquait sans le vouloir. Mais comment puis-je sortir d’ici maintenant ?

Un cri de rage se fit entendre. Erhiat était toujours là, en train de discuter avec des gens, l’air plus fier que tout à l’heure. Les deux personnes en face de lui le craignaient en fait. Grimm ne comprenait pas tout ce qui se passait dans ce village. Mais il vit alors un sac contenant plusieurs parchemins. Il couru, se saisit du plus petit d’entre eux. Mais Erhiat le remarqua et lui lança un sort. Mais celui-ci rata sa cible. Alors que la situation tournait au carnage pour le petit korrigan zigzaguant entre les pates des moutons, Il sauta pour éviter un sort du nain visiblement peu habitué à sa magie. Et c’est en plein vol qu’il se fit attraper par un majestueux aigle blanc qui ne tarda pas à s’envoler très haut dans le ciel et ce en quelques battements d’aile, mettant hors de portée le jeune korrigan.


Dernière édition par Zekiel le Lun 9 Aoû - 4:24, édité 7 fois
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Re: Animation1

Message  Zekiel le Dim 1 Aoû - 2:15

Les Aventures de Grimm : Chapitre 22 a 29 (sur 30)

Chapitre 22 : par Cheelout


Pendant qu’il avait le dos tourné sur son chemin afin de ramasser un caillou scintillant jonchant le sol, Grimm se sentit agrippé et s’envola instantanément, le temps d’un grand cri qui ne trouva pas d’échos puisqu’il se trouvait seul et isolé de toute civilisation à proximité.

Ne sachant pas trop à quelle bête il avait affaire, il décida de reprendre son calme et de se laisser transporter par l’animal jusqu’à destination. Rendu là, il élaborerait un plan, une stratégie afin de s’en sortir.

Le trajet fût de courte durée mais pas pour le moins effroyable. Quelques minutes plus tard, il atterrît donc dans le nid de l’oiseau tout prêt des oisillons criant le bec ouvert.

Lorsqu’il se retourna, il se rendit compte qu’il avait affaire à un énorme aigle.

Les idées se bousculaient à vive allure dans sa tête, de peur d’être déchiqueté et de servir de repas pour nourrir ces petits être gourmands.

Il se trouvait en très haute altitude, tout saut ayant comme conséquence de causer une mort instantanée.

C’est alors qu’il eût la vivacité d’esprit et la lucidité de fouiller dans ses poches afin de voir si un objet ne pourrait pas le sortir de cette situation.

En premier lieu, il mit la main sur la pépite d’argent précédemment acquis. Cependant, à pars s’en servir comme arme de dernier recours afin de tenter d’assommer l’immense oiseau, il n’y voyait pas d’autres utilités. De plus, cela ne l’aiderait pas à descendre. Notre héros continua à se creuser les méninges.

C’est alors qu’il mit la main sur le parchemin dont il avait précédemment fait l’acquisition. Il n’était pas au courant des vertus de ce parchemin dit magique, mais se dit que cela pourrait peut-être lui être utile compte tenu de la gravité de la situation.

C’était son dernier espoir.

Grimm déroula donc le petit bout de papier et commença à en faire la lecture à vive voix lorsque l’aigle s’approcha à nouveau de lui.

Plus la bête se rapprochait, plus la lecture prenait un rythme effréné. Lorsque l’oiseau arriva pour lui donner un grand coup de bec et le dévorer, il termina de réciter le dernier mot et se volatisa soudainement, ratant de peu une mort certaine.

Grimm réapparu non loin de là, dans un champ de patates.

Il se pinça et réalisa qu’il était encore bel et bien en vie, le parchemin contenant une forte magie lui avait permis de se téléporter en sécurité.

Il fouilla dans ses poches. Plus aucun trace du parchemin, mais le caillou scintillant y était toujours.

Grimm reprit donc sa marche en se disant qu’à l’avenir, il se montrerait plus vigilent!



Chapitre 23 : par Calimehtar

Après quelques kilomètres de marche, Grimm s'était endormi dans un petit bosquet... Il était si épuisé...

5,4,3,2,1, bonne fête GRIMM s'écrièrent sa famille et tous ses amis(es) qui étaient apparus de nulle part... 150 ans ça se fête en grand... tout le monde lui faisait l'accolade... le plus ancien des korrigans le pris à part..Et lui dit :
-ça fais longtemps je t’observe, mon cher Grimm... et tu me fais penser a moi quand jetais jeune... au cours de ma longue exsistance j’ai vécu de nombreuses péripéties... et j’ai un cadeau très spécial pour toi... voici une pépite d’argent que j’ai gagné au péril de ma vie... je lai dérobe a un dragon cracheur de feu... cette pépite a des pouvoirs particuliers selon chaque personne qui la possède... je te laisse donc soin de découvrir par toi même son pouvoir immense...

Assis sur le rebord de la grotte pendant que tout le monde dormait...la lune déclinait lentement son axe et les premiers rayons de soleil se pointaient à Louison...tenant sa pépite d’argent dans les mains. Grimm pensait à ces oiseaux qu’il avait entendu parler par l’ancien et comme par hasard un corbeau atterre sur le rebord de la grotte et lui dit :

-je suis ici pour servir le détenteur de la pépite d’argent...grimpe sur mon dos et dit moi ta destination...

Grimm ne voulait pas laisser passer cette chance et grimpa aussitôt sur le dos du corbeau et lui chuchota à l’oreille..

-va à la première maison que tu connais sur ton chemin...

Le corbeau décolla et vola plusieurs heures... Grimm était impressionné par le décor de mère Nature. Tout était si grandiose...et si petit à la fois sur le dos de Mrs corbeau...vers l'après-midi..Ils arrivèrent dans un champ agricole avec en son milieu une maison...le corbeau se posa sur le toit. et lui dit

-je t’attends ici pour le retour...

Grimm s’empressa daller sur la cheminée et de regarder comment il pouvait descendre...il descendit lentement pierre par pierre et arriva dans une immense pièce...à sa stupéfaction Grimm y vue une vilaine fée préparant en son coin une potion étrange avec une drole d’odeur comme de la chair bouillie...et dans un autre coin..une cage suspendue détenait plusieurs korriganes âgées d'au moins 450 à 700 ans

-oh c'est donc vrai ce que comptait l’ancien à propos des disparitions de notre race, pensa Grimm

La fée s'exclama en chantant, pensant être seule :

-une korrigane de bouilli... 75 ans de vie garantie...un excellent élixir...et ne plus jamais m’endormir....

La pépite d’argent de Grimm se mit à briller de tout son argent...un dessin de dragon se forma sur la pépite... Grimm dit a la pépite d’argent en chuchotant...

-dragon si je te libère...aide-moi à vaincre cette fée maudite et je te donne ta liberté...

Le dragon sorti de la pierre et submergea la pièce de sa présence....la fée fut surprise et lâcha un cri de peur qui fit voler en éclat les fenêtres...le dragon vola alentour de la fée...lui grilla les ailes...et aspira les pouvoirs magiques de la fée...il frotta la pépite sur elle et elle fut de la même grandeur que les korriganes... Grimm alla sauver les amis de la même race que lui...les libèrent...ils firent boire la potion qui était déjà préparée a la fée pour la garder vielle longtemps, l'attachèrent et montèrent tous sur le dos du dragon qui alla sur le toit voir Mrs corbeau..

Mrs corbeau lâcha un cri..Et plusieurs corbeaux arrivèrent...ils grimpèrent tous sur le dos d’un corbeau et retournèrent fêter leur victoire à la maison de Grimm ou il serait le héros de toute leur communauté... Grimm était déçu de se libérer de sa pépite d’argent. Mais parole dite, parole faite...le dragon retourna dans son antre avec sa pépite jusqu'a sa prochaine aventure....

La fée fut condamnée à faire les taches ménagement et à chanter lors des fetes de la communauté... Grimm raconta son aventure à tout le monde et rêvait déjà de repartir à l’aventure...le soir il s’endormit profondément...

Le dragon vint le visiter en rêve...

-Vu que tu es de parole Grimm...je t’accorde un souhait...pendant 48 heures je te donnerai l’apparence d’un véritable humain et tu iras visiter leur monde....tu me rapportera mon pendentif sacre et je ferai de toi mon meilleur serviteur...

Grimm sourit dans son sommeil en rêvant déjà à sa prochaine aventure...


[Le texte a été un peu retravailler par Zekiel : Diviser les paroles pour y ajouter la couleur, notamment.]



Chapitre 24 : par Anty

Grimm était dans un champ. Celui-ci était inerte et sans vie. Le champ n’avait aucune verdure. C’était un champ ordinaire, comme tout les autres, comme les 984 494 autres qu’il avait traversé auparavant…plate et long…Il marchait d’un pas lent et monotone. Il regardait au loin, persuader qu’à un moment donné il aurait un signe.

Grimm avait la mine basse, il marchait depuis plusieurs jours. Ses réserves d’eau commençaient à diminuer. Il recherchait sans répis une rivière, un cour d’eau, une pluie, pourvu qu’il puisse remplir sa gourde.

Il se souvenu qu’auparavant, il avait fusionner avec son frère. Peut-être lui serait-il capable de l’aider. Il sortit ses petits médaillons de son cou. Il le serra très fort et pensa à haute voix.

-Fruk…J’ai besoin de toi…Tu dois m’Aider…Je suis a cour de solutions. Ces champs me semblent interminable, ou peut-être que c’Est juste mon imagination qui détériore la situation, mais bon. Je suis la. Devant ce champs et j'ai besoin de ton aide.

*Grimm attendit une réponse…rien ne se produit.*

Il prit ensuite son collier et le jeta par terre. Déçu de ne pas recevoir de réponse, Grimm avait cru bon s’en débarrasser…Finalement quand il recommença à marcher, le collier submerger de sable fit un son. Un son étouffé, mais on aurait dit une voix de Korrigan. On aurait dit FRUK !!!!

Se que Grimm n’avait pas prévu c’est qu’une petite cour d’eau recouvert de quenouilles arborait les champs. Et dire que pendant tout se temps il y avait de l’eau juste à coté de lui. Par mégarde, Grimm avait jeté le collier dans le ruisseau. MALHEUR !!! Le collier allait se faire emporter par le courant qui était juste asse puissant pour transporter un petit objet. La voix de Fruk se noyait dans cette eau impure. Il allait partir à la dérive par sa faute.

Grimm courait le long du ruisseau essayant de trouver un moyen de récupérer son collier. mais autour de lui, il n’y avait que des brindille et des quenouilles… rien d’Asse solide pour percher le collier…

-AH !!!! ZUT !!, je dois trouver, je dois trouver ! dit Grimm a bout de souffle.

Il continua sa course folle pendant au moins 10 minutes. Il n’avait pas arrêter de paniquer depuis. Grimm ressentait un vent frais, une légèreté soudaine. Ces pas étaient de plus en plus flottants. Un phénomène qui le déstabilisa.

Toujours en course, Grimm commençait à apercevoir le bout d’un précipice…Rien de rassurant… Il continua quand même, il était hors de question que son frère se soit sacrifié pour rien.
Plus il avança, plus le rebord se rapprocha…il dut arrêter net sa course, il allait tomber dans le vide. Il était a bout de souffle devant une vide total. On pouvait voir le ruisseau tomber dans le vide comme une chute sans fin… Grimm regarda devant lui et aperçu des nuages…

-Où suis-je pour l’amour du ciel ? Je ne suis quand même pas dans un champs qui est suspendu dans le ciel…cela serait totalement illogique…Comment aurais-je pu me retrouvé dans un tel situation…?

Pas le choix. Devant l’inconnu, Grimm devait affronter ses peurs. Il devait tenter le saut, même si il allait surement mourir. Il honorait son frère. Il voulait récupérer son collier à tout prix. Grimm prononça quelques paroles puis se recula et sauta sans avertissement.

Grimm était devenu un vrai boulet de canon. Il pénétrait l’air à une vitesse phénoménale. Quelques-uns de ses cheveux prit même feu tellement il allait vite.

10 secondes c’était écoulé depuis son saut majestueux, il ne votait toujours rien…Il faut dire qu’a cette vitesse, Grimm ne voyait pas grand chose.

Tout à coup, Grimm sentit des pattes s’agripper en dessous de ses aisselles. Des pattes d’oiseau, ou plutôt d’Ange ! En effet, un ange était venu s’agripper a Grimm et l’amenait dans une tout autre direction. Le temps que tout cela se passe, Grimm avait déjà les pieds sur la terre ferme.
-Mais qui es tu ? Je dois récupérer mon collier.

Grimm reprit son élan pour sauter. L’ange l’Agrippa de nouveau et lui dit
-Tu n’ira nul part. Sais-tu au moins ou mène cette chute ? (L’ange savait pertinemment que Grimm ne connaissait pas la réponse.) Elle mène tout droit a Pandémonium, la capitale de l’enfer. Cette chute est la jonction entre le monde réel et les caves souterraines de l’Enfer. Elle te conduira tout droit devant Seth. Heureusement que nous patrouillons se secteur, sinon tu aurais passé le restant de tes jours dans les limbes.

-Oui mais mon collier, il est extrêmement important pour moi !!!

-Oublie ton collier, il n’est plus. Allez je te rapport prées de la rivière d’Asdic. Tu pourras continuer ton chemin jeune Korrigan.

Grimm fi mine basse…

-Mais avant…Comment suis arriver à cette place de fou…?

-C’est une histoire très compliquer pour un jeune korrigan de ton âge…Disons que tu à été la marionnette de Seth. Allez accroche toi solidement, nous partons pour la rivière.

Grimm prit son envol, une fois de plus !



Chapitre 25 : par Buzzak

Le petit Korrigan marchait. Il était évidement épuisé de sa longue journée bien remplie. Il prit siège sur un rocher, en ayant prit soin de retirer la petite mousse verte qui couvrait son nouveau mobilier.

-Moi, je m’assois sur cette pierre. Ça fait changement, d’habitude c’est Pierre qui s’assoit sur moi. Pas grave, j’ai la dalle.

Grimm se tira un sandwich de sa petite sacoche. Il le porta à ses lèvres, mais se contrôla pour ne pas le dévorer tout de suite. Il le regardait, il le sentait. Il enfonçait son doigt dans le petit pain mou pour en vérifier la fraîcheur. Il le secouait près de son oreille, comme s’il s’attendait réellement à entendre quelque chose de palpitant dans son sandwich. Il prit une grande respiration, lança un petit cri de complaisance.

-Ouiiiiiii! Il est parfait mon sandwich! Oignions, ongles d’orteils et fromage feta, mon favori! Il est assez vieux pour enfin le déguster, ça fait quand même 2 mois que maman me l’a préparé!

Le jeune Korrigan mordit à pleines deux dents dans son dîner. Mâchant la première bouchée, il s’exclama :

-Miam! Crouftillant à fouhait! Moi v’adore la haute gaftronomie!

Affamé, il remballa son succulent sandwich et le remit dans sa sacoche, se disant qu’il sera encore meilleur la semaine prochaine. Il se décida à porter attention au paysage qui l’entourait. Une rivière au débit assez impressionnant passait dire bonjour, à quelques pas du mobilier de fortune du Korrigan.

Il leva les yeux, et son attention fut captée par un superbe perroquet, un ara militaire, perché sur une branche d’arbre. L’oiseau prit son envol, gêné par le regard admiratif du minuscule Korrigan. L’ara militaire fit quelques pirouettes spectaculaires pour impressionner Grimm, et laissa finalement tomber une fuite près du Korrigan, avant de s’envoler à la hâte en riant comme un fou.

-Allez, casse-toi! Piaffe de merde!

La fiente, aussi appétissante fut-elle, atterrit directement sur un panneau, qui se trouvait à être droit devant Grimm, à moins d’un demi-mètre. Sur le panneau était indiqué :

Vous vous trouvez présentement tout près de la Rivière Sans Nom.

La Rivière Sans Nom? Grimm en vint à se demander pourquoi Diable cette rivière portait-elle un nom aussi ridicule. Quel manque d’imagination! Comme il se posait ces questions, son regard se dirigea vers un nouveau panneau, sur lequel est écrit :

Parce qu’elle n’a pas de nom…

-Puissant! C’est bien beau tout ça, mais comment je me barre d’ici moi maintenant?

Grimm se leva, et scrutait l’horizon, à la recherche d’un nouveau panneau, mais sans succès. Convaincu qu’il venait de vaincre les tours de passe-passe d’un grand magicien, il afficha un grand sourire. Ce dernier fut éphémère, c’est le cas de le dire. Aussitôt que le Korrigan se fut retourné, il vit un troisième panneau, venu répondre à ses questions. Ce dernier indiquait :

Ferme tes yeux, fais trois tours sur toi-même, jappe sept fois et tu verras.

-Mais c’est pas vrai? Un plan pour se péter la gueule. Ah! Puis pourquoi pas?

Grimm ferma ses yeux, fit trois tours sur lui-même, et prononça la « formule magique » :

-Wouf un! Wouf deux! Wouf trois! Wouf quatre! Wouf cinq! Wouf six! Wouf sept!

Quand il ouvrit les yeux, le petit Korrigan vit l’étendard d’un navire pirate qui venait d’accoster à côté de lui! La planche d’embarquement faillit lui broyer ses six centimètres de colonne vertébrale. Le Capitaine, un gros orc blanc aux yeux rouges (un albinos!) et unijambiste, avança vers Grimm d’un pas menaçant.

Il s’arrêta soudainement et tendit le nez bien haut. Respirant un bon coup, le Capitaine détecta tout de suite l’odeur délicieuse du sandwich oignions-ongles d’orteils-fromage feta.

-Sandwich!, cria le Capitaine. Moi vouloir le sandwich!

-Si je vous offre mon sandwich, accepterez-vous de me laisser embarquer en tant que passager?

-Moi vouloir le sandwich!


Le Korrigan donna le sandwich au Capitaine orc unijambiste albinos, et ce dernier le mit dans sa poche.

-Dans 3 mois, je me gâte!

Le Capitaine fit un gros câlin chaleureux à Grimm et l’invita à bord du bateau pirate…





Chapitre 26 : par Cheelout

Titre: Il ne pas avoir peur de se mouiller!

Rêveur et contemplant l’horizon, Grimm affichait un large sourire où se mélangeait angoisse et stupeur.

Il pensait à toutes les aventures et les découvertes qui l’attendait, une fois à seul, livré à lui-même dans cet immense monde où tout est permis, ce curieux paysage à la fois si enchanteur, mais oh combien effrayant…

Peu à peu, le soleil commençait à s’incliner vers l’ouest. Une douce brise de mer se faisait sentir et caressait la peau de Grimm tout en flattant la coque du navire pirate.

Un peu plus loin, le capitaine, affreux personnage au tempérament bouillant, balbutiait quelques mots peu compréhensibles. Décidemment, ce petit vent ne plaisait pas à tout le monde… Quoique, rien ne plaisait au Capitaine à vrai dire, si ce n’était que l’odeur du thé, acquis lors de pillages succédant...

Quoiqu’il en soit, malgré tout, droit devant, en dépits de vents et marées, ils avançaient vaillamment en sillonnant la mer bleue, à vive allure, sans ne jamais regarder derrière, toujours droit devant.

Soudain, le korrigan se dressa en apercevant ce qu’il croyait être une île, du moins, c’est l’appellation par laquelle le Capitaine, l’Orc, nomma ce petit bout de terre isolé.

Grimm commanda alors au Capitaine qu’il l’amène voir cette île de plus près afin d’y voir les richesses qui pouvaient y abonder. Il avait soif d’aventures et de découvertes!

Quelques minutes plus tard, le korrigan, émerveillé, sentit l’excitation monter en lui en se rapprochant de plus en plus. Jamais, il n’avait ressenti pareil émotion, autant de liberté!

En se rapprochant de plus près, il était à même de constater le merveilleux paysage, toute cette luxuriante végétation, se dressant devant lui. La faune également devait y être abondante, selon les paroles de l’Orc.

Arrivé à l’île, il décida d’y débarquer afin de l’explorer de fond en comble.

Il dit à l’Orc unijambiste et albinos qui lui servait de Capitaine de rester là, le temps qu’il allait explorer l’île.

En guise de récompense, il lui donna une vulgaire petite piécette, ce qui ne lui plus pas du tout et choqua le colosse à l’humeur bouillante.

Ce dernier empoigna Grimm, la minuscule créature aux fines oreilles pointues, et le lança par-dessus bord! Le korrigan frappa rapidement l’eau et mouilla ses habits de toile.


Sachez cher Grimm que je n’apprécie pas qu’on se moque de moi ainsi. J’espère, qu’à l’avenir, vous vous montrerez plus généreux!

Je vais vous attendre ici, mais faites vite, la nuit approche et qui sait quelles mythiques créatures peuvent rôder sous ce couvert végétal des plus denses…

Votre petite taille sera certainement un atout, mais restez, tout de même, sur vos gardes, en tout temps.



L’Orc lui lança un objet.


Tenez, prenez ce talisman, il vous sera utile si danger se présente, vous verrez… Revenez rapidement.

Ne vous en faite pas Capitaine, je serai de retour sous peu et récompenserai votre bon travail, soyez-en assuré!


Alors que Grimm commençait à explorer l’île, le Capitaine s’assoupit un instant, un bref instant…

Quelles surprises attendaient nos deux voyageurs? Seul le temps pourra nous le dire…



Chapitre 27 : par Saint Lancelot

C’est fou ce que le temps peut être long dans un moment si rapide…Comment chaque seconde peut durer une éternité. On voit l’eau. Son flot continu est tel celui de la rivière de la vie, interminable et infini.

Grimm ne cria pas. Ah quoi bon ? Pour essayer de prouver une dernière fois qu’on est vivant ? Pour hurler au monde entier qu’on est encore là et qu’on existe avant de sombrer dans les flots puissants et majestueux qui roulaient sous son corps dans les airs ?

Son corps s’allongeait dans les airs tel un aigle jaillissant sur sa proie. C’était un état de vol presque reposant. Tout membre écarté et toute paupière écarquillée ? Comment avait-il pu en arriver là ?

Ses yeux grands ouverts regardaient l’onde continue tel un prisonnier verrait son échafaud, tel un Roi empoisonné verrait son lit de mort.

Une pensée lui traversa l’esprit. Maintenant que tout était fini était-ce vraiment le moment de réfléchir et d’avoir des idées ?
Qu’importe, le pauvre Korriggan revit sa famille devant lui dans le mirroir aquatique qui s’offrait en panorama devant lui. Tout le film de sa vie se redessina alors.
Il se revit enfant, jouant à cache-cache avec ses frères dans la grotte. Balayés par les vaguelettes de nouveaux souvenirs arrivaient, prenaient place puis disparaissaient. L’éducation, ses professeurs, les devoirs, les copains, les copines, puis des pensées plus intimes et indescriptibles.

De mémoire de Korriggan et sans exagération aucune la chute du corps du pauvre Grimm dans le milieu liquide dura bien 2 à 3 années lumières.

Mais alors que sa vie finissait de défiler devant lui, Grimm se rendit enfin compte que son état de lévitation était seulement temporaire. Mais il était trop tard. Et sous lui, le puissant courant était telle une lame qui tournait sous son ventre prête à le broyer.

Grimm le savait déjà, mais ce n’est qu’à l’instant qu’il réalisa le réel impact de ce qu’il allait lui arriver. Il allait mourir.

Dans son crâne ce message explosa et alluma tous les signaux de détresse, le système nerveux du petit Korriggan sonna l’alerte générale et les gyrophares rouges s’enclenchèrent intérieurement. Les neurones établirent rapidement un plan de secours. Grimm serra les dents, ses poils se hérissèrent, tous ses muscles se contractèrent alors que ses membres revinrent plus près de son corps comme simple et frêle bouclier.

Puis ce fut l’impact. La collision fut rapide.

Le tourbillon avala littéralement le pauvre Korriggan. L’eau l’engloutit et le roulis le fit tourner en tout sens. Les yeux fermés, Grimm se sentait emporté tandis que son corps s’enfonçait un peu plus dans cette prison d’eau.

Il fallait qu’il réagisse, qu’il se sauve, mais savait-il seulement quoi faire ?

Il ouvrit les yeux pour analyser la situation. Il n’était pas mort, mais l’air commençait à lui manquer. Plus haut la Lune commençait à apparaitre. La sortie était donc par là.

Grimm battit des bras et des jambes vers elle. La lumière blanche n’aurait pas raison de lui, c’était la Lune qu’il suivait. Sa persévérance et sa surprenante longévité sans respirer sous l’eau lui permit de remonter peu à peu. Si bien que sa tête émergea enfin. Puis ses genoux percutèrent quelque chose. Ca râpait mais ca venait de stopper le Korrigan dans sa descente infernale du lit d'eau. Grimm regarda ses genoux, de la terre ! Il venait d’atteindre une berge, il avait à présent pied !

A quatre pattes il rejoignit la rive en toussant et en crachant l’eau qui polluait ses poumons. Il se retourna alors et s’allongea. A sa grande surprise le bateau pirate était encore visible. La chute et la bataille dans les eaux furent moins longues qu’il ne l’avait imaginé. Son interminable lutte dans les flots n’était finalement pas si « interminable » que ça.

Grimm reprit doucement son souffle et ses esprits en se promettant de ne plus jamais remettre les pieds sur un bateau. Il se leva après que le bateau eut disparu de son champs de vision.

Que faire à présent ? Où aller ?

Le petit être n’avait pas vraiment de réponse mais il lui fallait aller de l’avant. Derrière lui entre les broussailles, une clairière se dessinait…



Chapitre 28 : par Saint Lancelot

Encore trempé, le Korrigan ne voyait désormais plus la rivière et le bateau.

Il s’avance dans la forêt à pas de loup, déjà le soleil glissait lentement derrière les arbres il allait se faire tard. Grimm pensa alors qu’après tous ses efforts, il aurait bien besoin de manger pour reprendre quelques forces, cette clairière était le lieu idéal pour trouver de quoi se remplir la panse.

Celle qui semblait si près était en fait à près d’une heure de marche et le Korrigan se rendit enfin compte de la réelle distance jusqu’à la clairière.

Les arbres étaient tels des poutres soutenant le ciel, les branches et les feuillages un toit pour le ciel et les racines, de véritables buches de bois à enjamber pour notre pauvre petit héros. Tout était plus sombre dans cette clairière, et les fruits qui pendaient aux arbres mesuraient presque la taille du Korrigan. La visibilité baissant, et le risque de chute de fruits sur son pauvre être existant, le héros attrapa un bâton, une brindille à vrai dire, qu’il usa comme guide dans cette clairière devenu jungle, tout comme le faisait son couin Degromo dans la caverne, l’aveugle de la famille.

Il put ainsi avancer à tâtons, au début doucement mais surement, puis prit de l’assurance, et toujours aussi surement avança plus vite.
Au loin la lumière approchait ! Le Korrigan fonça et déboucha vers…la sortie ? Non, loin de là, c’était seulement une petite clairière, parfaitement ronde dessinée par les arbres. Un rond de verdure dans la forêt, comme une scène découverte d’un théâtre en plein air.
D’ailleurs dans ce théâtre se déroulait en ce moment un véritable drame.

Mais notre héros n’allait pas tarder à le découvrir.

Poils dressés, griffes sorties, crocs présentés, et pattes pliés prêt à bondir, les deux bêtes étaient prêtes à en découdre sur le champ. Les deux montres noirs se faisaient face et se fixaient sans un bruit. Les yeux de la première exprimaient une rage et une violence profonde.
Grimm tout excité de ce renouveau de lumière arriva en courant et posa le pied précipitamment sur son bâton qui plia et craqua sous son poids.
Un bruit qui résonna dans toute la clairière.

Se relevant en serrant les dents, Grimm pria pour ne pas s’être fait voir, mais déjà 2 paires d’yeux le fixaient, deux immenses et gigantesques paires d’yeux pour être précis !

« Allons ! Le petit a raison ! Faites vite ! Nous n’allons pas y passer toute la nuit ! »

La voix rauque et profonde venait d’un grand et majestueux Lion d’Or. Celui-ci était assis par terre et semblait regardait le spectacle avec paresse et détachement.

Les yeux jaunes se déportèrent sur le Lion d’Or :

« Cesse d’être arrogant ! Ton tour viendra dès que je me serai occupé de cette bestiole immonde ! » rugit l’immense Panthère Noire.

En effet, le Korrigan n’avait pas de suite remarqué cette autre grande « bestiole ».
Différente du Lion et de la Panthère, elle avait 8 pattes et ne bougeaint quant à elle toujours pas, les poils hérissés et les mandibules prêtes à sectionner.

« Quelle est donc la petite vermine qui fait un tel boucan ? »

Une voix qu’on pourrait penser féminine si elle n’était pas si nasillarde et si grave. L’Arachnide tourna machinalement la tête vers Grimm mais ses yeux rouges étaient si pâles et sa carapace si abimée de griffures et autres entailles qu’il n’était pas difficile de comprendre que cette arachnide n’était pas né lors du dernier printemps…ni lors de l’avant dernier non plus d’ailleurs.

Terrorisé, le Korrigan voulut prendre la fuite mais déjà d’un puissant bond, la Panthère se dressait devant lui et lui barrait la sortie.

« Finalement je vais commencer par toi, il faut toujours croquer le plus petit pour commencer, c’est que mon maitre m’a enseigné. »

« Et ton maitre ne t’a pas enseigné à ne pas t’en prendre au vraiment plus petit que toi ? »

Face à la Panthère Noire, le Lion d’Or venait de se dresser. Entre les deux fauves Grimm étaient tel un insecte encerclé et impuissant.

La Panthère Noire reprit :

« Je suis le plus fort, je ne crains personne dans cette forêt et je vais vous le prouver, c’est bien le but de cette réunion non ? Que les plus redoutables créatures de la forêt viennent dans cette clairière une fois à l’année pour s’affronter et élire le futur Roi ! Je me trompe peut être ? »

L’Arachnide s’avança, prudemment, à en deviner par la couleur de ses yeux, elle n’y voyait plus avec depuis bien longtemps. Heureusement, chaque pas qu’elle faisait sur le sol ressentait les très légères vibrations alentour et grâce à son ouïe surdéveloppée, même aveugle, l’Arachnide y voyait toujours.

« Jeune blanc bec, même de mes yeux usés je peux voir toute ta faiblesse
et la peur en toi, je t’avalerai en une bouché ! Et quant à cette petite vermine, si elle est entrée dans l’arène, c’est pour défier le Roi et ses participants, tuons le maintenant nous en serons débarrassés. »


La Panthère siffla de rage :

« Ne perdons pas de temps, laissons au Roi de décider quel sera son sort, mais qu’il décide vite sinon je croque cet insecte sur le champ ! »

Le Lion réfléchit un instant, c’était un être clément qui faisait régner sa loi sur cette forêt. Craint mais respecté, il devait tout de même suivre ses lois, et si un Korrigan entrait dans la clairière sacré le jour de la joute pour le Trône, il devenait automatiquement un prétendant pour celui-ci et rejoignait donc les rangs des jouteurs.

« La force d’un Roi appartient tant à ses pattes qu’à son esprit. Celui qui aura la chance de m’affronter sera donc celui qui répondra bien à cette énigme. Une fois le champion élu, les deux s’en iront en paix et sans que douleur ne leur soit infligé. »

Il était rare qu’une telle joute préliminaire soit ainsi instaurée, le Lion d’Or préférait souvent voir ses prétendants s’entre-tuer pour pouvoir gagner plus facilement en suivant. Mais cette fois ci, il mettait cet avantage de côté seulement pour préserver la vie d’un pauvre Korrigan.

Qu’une statue soit faite pour un tel monarque !

L’Arachnide et la Panthère Noire, sans en avoir vraiment le choix, acceptèrent le défi.

Grimm, un pauvre Korrigan tout fraichement sorti de sa caverne, à qui il était déjà arrivé tant de chose aujourd’hui et qui n’aspirait qu’à un peu de repos, était en voie à participer au plus grand et plus important défi de toute la forêt !!

Le Roi dit expressément :

« Grâce à moi, la Lune n’est pas Une. »

Les 3 candidats en ligne face au Roi se regardèrent :

« Euh…c’est tout ? » demanda la panthère.

« Oui, c’est l’énoncé. »

« Mais ça ne veut rien dire ! La Lune est UNE Lune ! Il n’y a rien qui puisse la rendre ce qu’elle n’est déjà ! » éructa l’Arachnide !

« euh…L » murmura timidement Grimm

« L’Aile ? Mais qu’est-ce qu’elle raconte la vermine ! »

« Non je voulais dire, le L, comme la lettre. Grâce au L, une devient Lune. »

Consternation sur le visage de la Panthère noire, et horreur sur le visage de l’Arachnide.

« C’est en effet la bonne réponse petit Korrigan, tu es donc mon adversaire. »

« C’est une plaisanterie ? Je n’ai parcouru la moitié de la forêt, passé des heures à m’entrainer pour être vaincu par un si ridicule insecte ! »

« Mon Roi, sauf votre respect, vous avez dit que les deux concurrents partiraient sans que mal ne leur soit fait, il n’en est pas de même pour le vainqueur ! »

Sentant une menace planer, Grimm ouvrit grands les yeux alors deux mandibules fonçaient sur lui. D’un prodigieux réflexe de survie il sauta sur le côté alors que les mandibules claquèrent. La vitesse d’exécution de l’Arachnide avait été telle que ni le Lion d’Or ni la Panthère Noire n’avait pu intervenir

Mais déjà le Roi bondissait sur l’Arachnide, pour la punir de son insubordination. Malheureusement son élan fut stoppé par le félin qui chargea son cousin.

« C’est moi qui doit vous affronter…Majesté ! »

Alors que les deux fauves entrèrent dans un duel féroce, l’Arachnide n’avait pas changé de cap et releva ses mandibules pour les re-plonger en direction du héros. Ce dernier réussit une nouvelle esquive et prit ses jambes à son cou en direction de la forêt sombre.

Mais c’était là une bien grande erreur !

La suite allait rapidement lui apprendre.

Plongé dans l’obscurité des arbres, le Korrigan continua sa course mais ne tarda pas à trébucher sur une grosse racine. Derrière lui, il n’y avait plus rien, l’Arachnide ne le pourchassait plus. Soudain il vit une immense ombre noire grimper sur un tronc, c’était elle !

Elle ne le voyait pas, et grâce à sa petite taille, s’il respirait doucement, il pouvait espérer ne pas être entendu. Il fallait seulement avancer prudemment à présent.

Au loin un rugissement de Lion se faisait entendre, le Roi venait surement d’infliger une correction à la Panthère traitresse.
Grimm se demanda si faire machine arrière ne serait pas une meilleure idée, avoir un Lion d’Or, Roi de la forêt qui plus est, comme ami n’était surement pas à négliger. Le petit être fit donc demi-tour et tout en prudence repartir en direction de la clairière.

Il était fier de lui, il réussissait à bien gérer sa respiration ainsi que ses mouvements, il allait s’en sortir, encore une fois. Il devait avoir une bonne étoile au dessus la tête. Les Dieux eux même devaient avoir un œil permanent sur lui. La joie et l’allégresse montait en Grimm alors qu’il était à présent tout près de la clairière.

Tout à coup, une chose visqueuse retint sa jambe. Il fit attention de ne pas tomber et tenta de s’en dégager, mais c’était tenace et ça collait. Grimm tira sur sa jambe avant d’essayer de déchirer cette liane bizarre qui le retenait. Elle était extrêmement costaude et d’une étrange élasticité et puis surtout, elle collait !!

Il ne pouvait plus détacher ses mains de la liane. D’ailleurs, qu’est-ce donc que cette liane sur laquelle il tire et s’énerve ?

Quelle ne fut pas l’ horreur du pauvre petit Korrigan quand il s’aperçut que cette prétendue liane était en fait un morceau d’une gigantesque toile d’araignée fraichement tissée !

L’Arachnide avait surement dû la commencer ici et faire un grand tour pour être d’attraper Grimm, elle était peut être loin de son point de départ mais nul doute qu’avec toutes ces vibrations elle reviendrait vite ! Repéré pour répéré, tant pis, Grimm cria :

« Au secours ! Roi ! Majesté ! A l’aide ! »

Mais il était trop tard, la toile vibrait déjà d’une folle course. Elle arrivait, elle avait sentie les secousses, c’en était fini de Grimm, sauf si le Lion d’Or arrivait à sa rescousse !

« Mon Roi ! Moi Roi ! » hurlait-il encore à s’en déchirer les tympans et à s’en déchirer la voix. Pourquoi diable était-il sorti de sa caverne ?

Soudain il la vit, elle était là. Gigantesque et monstrueuse, pleine de poils. Les yeux rouges fixèrent quelques secondes le Korrigan avant que les pattes n’entament leur office et enroulèrent autour du héros un grand voile blanc qui finit de l’emprisonner. Totalement emberlificoté dans les robustes filaments de l’Arachnide, seuls ses yeux purent bouger pour voir la fin de l’épisode de sa courte vie. Bien empaqueté dans son rouleau de soie, les pattes de l’Arachnide attrapèrent son repas et l’avalèrent en une seule bouchée.

Avant que les ténèbres ne l’étreignent, Grimm eut juste eu le temps de crier…une dernière fois



Chapitre 29 : par Antaheim

Une sensation étrange, très étrange. A la fois, gluant et sec, râpeux et doux. Voilà ce que l’on ressentait lorsqu’on se faisait avaler par un arachnide, et Grimm le vivait actuellement. Il faillit par deux fois de se noyer dans cette masse gluante et gélatineuse, mais au final, il a réussis se caler dans un coin du ventre de l’arachnide. La situation était inconfortable, cette saleté d’arachnide ne faisait que de bouger. Grimm était en train de fouiller dans ses poches à la recherche d’un quelconque objet pouvant l’aider, lorsque l’arachnide poussa des petits cris aigus, puis des claquements de mâchoires. Ces petits bruits étranges durèrent encore une bonne minute, lorsqu’une personne tomba dans la masse gélatineuse aux pieds de Grimm. «
- Salut !
- Heu… Bonjour
- Toi aussi elle t’a gobé ?
- Ouai on peut dire ça, mais attends, tu voudrais m’aider à sortir de là, c’est gluant et ça pue.
- L’odeur c’est moi, ça fait des semaines que je me suis pas lavé, mais tiens, prends ma main et monte.
- Merci !
- Comment tu te nommes ?
- Hewind, le compagnon de Dame Leila. Et toi ?
- Grimm.
- Grimm…. Tout court ?
- Ouaip, Grimm, c’est tout.
- Ah ok….
- Bon, t’as quelque chose pour nous aider à sortir de là ?
- Rien du tout, j’ai qu’une pierre, et une fleur dans mes poches.
- * Il est bizarre ce Hewind…* Arf, pour ma part, je n’ai rien du tout. »

Lorsque soudain, Hewind fut tiré par quelque chose, vers le bas du ventre de l’arachnide, et disparut. La scène avait duré maximum deux secondes, et Grimm était encore hébété. * Le con ! Il a réussi à sortir, enfin bon, sortir par le cul d’une araignée… pas top*

Mais, Grimm sentit à son tour quelque chose l’attraper fermement la cheville et le tirer vers le bas. Il eut juste le temps de s’écrier « Hé Meeeeerde ! » (Ce qui était le cas car il allait à son tour sortir par le cul de l’araignée). En touchant l’herbe fraiche, il sentit son odeur * C’est pire qu’avant*.

- Coucou Grimmou !
*Hein ?! C’est qui ça* Grimm se retourna pour voir qui lui parlait.
- Oh ! Luna ! C’est toi qui nous as fait sortir ?!
- Bien évidemment ! Tu pourrais dire merci…
- Oh bien sûr, merci ma Luna. Il l’embrassa. Que serais-je sans toi ?!
- Hé bien surement, quelque chose en cours de digestion dans le ventre de l’araignée.
- Très drôle !
Et les deux amoureux s’en allèrent, main dans la main, montrant qu’ils s’aimaient. Et, Luna, cachant avec beaucoup de mal son dégoût dû à l’odeur de Grimm.
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